Construction de l'observatoire 1887-1894 (≈ 1891)
Édifié comme un château fort en conditions extrêmes.
18 août 1894
Inauguration officielle
Inauguration officielle 18 août 1894 (≈ 1894)
Début des relevés le 1er décembre 1894.
1943
Rattachement à Météo-France
Rattachement à Météo-France 1943 (≈ 1943)
Passage sous l’Office national de météorologie.
1988
Création des Amis de l’Aigoual
Création des Amis de l’Aigoual 1988 (≈ 1988)
Sauvegarde de la station habitée toute l’année.
1er juillet 2023
Ouverture du Climatographe
Ouverture du Climatographe 1er juillet 2023 (≈ 2023)
Centre d’interprétation du changement climatique.
31 décembre 2023
Automatisation totale
Automatisation totale 31 décembre 2023 (≈ 2023)
Fin des relevés manuels après 129 ans.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L’observatoire météorologique du Mont-Aigoual, situé au lieu-dit Hors de Dieu, sur la parcelle 1308 figurant au cadastre A, selon le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 7 septembre 2020
Personnages clés
Personnel de 1947 - Équipe historique
Neuf personnes dont météorologues et familles.
Associations des Amis de l’Aigoual (1988) - Acteurs de la préservation
Permettent le maintien de la station habitée.
Origine et histoire
L’observatoire météorologique du Mont-Aigoual, situé à 1 571 mètres d’altitude sur le plateau sommital de l’Aigoual, a été construit entre 1887 et 1894 dans des conditions climatiques extrêmes. Inspiré d’un modèle de « château fort », il se distingue par sa tour crénelée et sa table d’orientation installée par le service des armées. Inauguré le 18 août 1894, il commence ses relevés le 1er décembre de la même année sous l’autorité initiale de l’Administration des Eaux et Forêts. Un refuge, édifié en 1897 par le Club alpin français, attire les touristes en été, tandis qu’en hiver, le personnel reste isolé au sommet.
En 1943, l’observatoire passe sous le contrôle de l’Office national de météorologie (devenu Météo-France). Son apogée est atteint en 1947 avec une équipe de neuf personnes, incluant des météorologues, un cuisinier et leurs familles. La vie y est rude : le ravitaillement hivernal n’est facilité qu’à partir de 1955, avec le déneigement d’un chemin. Malgré l’automatisation progressive des autres stations, le Mont-Aigoual reste la dernière station de montagne habitée toute l’année, grâce à l’engagement des Associations des Amis de l’Aigoual créées en 1988.
Le site, marqué par des records météorologiques (rafales à 360 km/h en 1968, 10,39 mètres de neige, 240 jours de brouillard par an), devient en 2023 le Climatographe, premier centre français d’interprétation du changement climatique. Après 129 ans de relevés manuels, la station Météo-France est totalement automatisée le 31 décembre 2023. Les archives, conservées depuis 1895, sont transférées à Aix-en-Provence. Le site abrite aussi, depuis 1985, des relais radioamateurs et, depuis 1992, un centre de test pour matériaux en conditions extrêmes.
Classé Monument Historique en 2020, l’observatoire symbolise un patrimoine scientifique et environnemental unique. Son architecture, adaptée aux conditions hostiles, et son rôle pionnier dans la recherche météorologique en font un lieu emblématique du Parc national des Cévennes, géré par la communauté de communes Causses Aigoual Cévennes Terres-Solidaires.
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