Crédit photo : Jérémy-Günther-Heinz Jähnick (1988–) Descriptionph - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1858
Ouverture de la fosse n° 3
Ouverture de la fosse n° 3
1858 (≈ 1858)
Début des travaux par la Compagnie de Lens.
1860
Début de l'extraction
Début de l'extraction
1860 (≈ 1860)
Premières remontées de houille à 141 m.
1881
Création du puits n° 3 bis
Création du puits n° 3 bis
1881 (≈ 1881)
Puits d’aérage creusé à 40 m au nord.
1914-1918
Destruction pendant la Grande Guerre
Destruction pendant la Grande Guerre
1914-1918 (≈ 1916)
Site reconstruit dans les années 1920.
27 décembre 1974
Catastrophe minière
Catastrophe minière
27 décembre 1974 (≈ 1974)
Explosion faisant 42 morts.
1978
Fermeture définitive
Fermeture définitive
1978 (≈ 1978)
Fin de l’activité et comblement des puits.
6 mai 1992
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
6 mai 1992 (≈ 1992)
Protection du chevalement métallique.
30 juin 2012
Classement UNESCO
Classement UNESCO
30 juin 2012 (≈ 2012)
Patrimoine mondial du bassin minier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chevalement du puits numéro 3 (cad. B 6308) : inscription par arrêté du 6 mai 1992
Personnages clés
| Amé Tilloy - Personnalité honorée |
Fosse baptisée en son honneur. |
Origine et histoire
La fosse n° 3 - 3 bis, dite Saint-Amé ou Aimé-Tilloy, fut ouverte en 1858 par la Compagnie des mines de Lens à Liévin, dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Les travaux débutèrent près de l’église de Saint-Amé, avec un premier puits (n° 3) atteignant 141 mètres de profondeur en 1860 pour extraire une houille riche en matières volatiles. Un second puits (n° 3 bis), creusé en 1881 à 40 mètres au nord, servait à l’aérage. Des cités minières, une église et des écoles furent construites à proximité, formant un ensemble social et industriel cohérent.
Durant la Première Guerre mondiale, la fosse fut détruite puis reconstruite dans les années 1920, adoptant le style architectural post-guerre des mines de Lens. Le puits n° 3 reçut un chevalement en béton armé, tandis que le n° 3 bis fut équipé d’un chevalement métallique, symbole de la modernisation du site. Les cités, l’église (reconstruite en 1935) et les écoles furent également rénovées, reflétant l’importance sociale du charbonnage.
Nationalisée en 1946, la fosse intégra le Groupe de Lens, puis fusionna en 1952 avec le Groupe de Liévin pour former le Groupe de Lens-Liévin. Les puits furent approfondis (432 m pour le n° 3, 535 m pour le n° 3 bis), mais l’extraction cessa en 1960 après le raccordement à la fosse n° 11-19. Le site assura encore le service et l’aérage jusqu’en 1978, année de sa fermeture définitive.
Le 27 décembre 1974, une explosion dans un chantier d’extraction tua 42 mineurs, marquant tragiquement l’histoire du site. Ce drame accéléra la fermeture de la fosse. Le chevalement en béton du puits n° 3 fut détruit en 1983, mais celui en métal du n° 3 bis, témoin de cette catastrophe, fut préservé. Il fut inscrit aux monuments historiques en 1992 et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2012, parmi 353 éléments du bassin minier.
Le carreau de fosse, reconverti en zone industrielle, conserve aujourd’hui le chevalement métallique comme unique vestige. Les têtes des puits n° 3 et 3 bis furent matérialisées par Charbonnages de France au début du XXIe siècle. Le terril cavalier n° 233, reliant autrefois la fosse à d’autres sites, a disparu, remplacé par une route. Les cités minières, l’église Saint-Amé et les écoles, rénovées, rappellent encore le passé industriel et social de Liévin.