Début des travaux 1858 (≈ 1858)
Commencement des travaux de la fosse n°3.
1860
Début de l'exploitation
Début de l'exploitation 1860 (≈ 1860)
L'exploitation du charbon commence au début des années 1860.
1881
Création du puits n°3 bis
Création du puits n°3 bis 1881 (≈ 1881)
Un second puits est entrepris pour assurer l'aérage.
1915
Destruction pendant la guerre
Destruction pendant la guerre 1915 (≈ 1915)
La fosse et l'église sont détruites pendant la Première Guerre mondiale.
1920
Reconstruction de la fosse
Reconstruction de la fosse 1920 (≈ 1920)
La fosse est reconstruite selon le style des mines de Lens d'après-guerre.
1935
Construction de l'église actuelle
Construction de l'église actuelle 1935 (≈ 1935)
L'église dédiée à Saint-Amé est reconstruite.
1946
Nationalisation des mines
Nationalisation des mines 1946 (≈ 1946)
La Compagnie des mines de Lens est nationalisée.
1972
Fermeture du puits n°3
Fermeture du puits n°3 1972 (≈ 1972)
Le puits n°3 est remblayé, marquant le début de la fin de l'exploitation.
1974
Explosion mortelle
Explosion mortelle 1974 (≈ 1974)
Une explosion cause la mort de 42 mineurs, entraînant la fermeture définitive du site.
1978
Fermeture définitive
Fermeture définitive 1978 (≈ 1978)
La fosse cesse ses fonctions et le puits n°3 bis est comblé.
1992
Inscription du chevalement
Inscription du chevalement 1992 (≈ 1992)
Le chevalement métallique du puits n°3 bis est inscrit aux monuments historiques.
2012
Patrimoine mondial de l'Unesco
Patrimoine mondial de l'Unesco 2012 (≈ 2012)
Le chevalement est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chevalement du puits numéro 3 (cad. B 6308) : inscription par arrêté du 6 mai 1992
Origine et histoire
La fosse n°3, dite Aimé-Tilloy ou Saint-Amé, est un ancien charbonnage de la Compagnie des mines de Lens situé à Liévin. Les travaux ont commencé en 1858 et l'exploitation a débuté au début des années 1860. Un second puits, n°3 bis, a été entrepris en 1881 pour assurer l'aérage et recouper les mêmes terrains. Autour de la fosse se sont développées des cités ouvrières, des écoles et une église dédiée à Saint-Amé ; la première église, bâtie en 1875, fut détruite en 1915 et remplacée par l'édifice actuel en 1935. La fosse, détruite pendant la Première Guerre mondiale, a été reconstruite selon le style des mines de Lens d'après-guerre : le puits n°3 reçut un chevalement en béton armé tandis que le puits n°3 bis fut équipé d'un chevalement métallique. Nationalisée en 1946, la Compagnie des mines de Lens intégra le Groupe de Lens, puis participa à la formation du Groupe de Lens-Liévin en 1952. Après des approfondissements et des raccordements avec d'autres fosses, l'extraction cessa progressivement ; le puits n°3 fut remblayé en 1972. Le 27 décembre 1974, une explosion dans un chantier d'extraction causa la mort de 42 mineurs et plusieurs blessés, entraînant la fermeture définitive du site ; la fosse cessa ses fonctions en 1978 et le puits n°3 bis fut comblé. Les bâtiments d'extraction, le chevalement en béton du puits n°3 et les bains-douches furent démolis entre 1979 et 1990 ; il ne subsiste aujourd'hui que le chevalement métallique, témoin de la reconstruction des années 1920. Le carreau de fosse a été reconverti en zone industrielle ; Charbonnages de France a matérialisé les têtes des puits au début du XXIe siècle, le BRGM y effectue des inspections régulières et un sondage de décompression (S55) a été réalisé en 2004. Le chevalement métallique du puits n°3 bis a été inscrit aux monuments historiques le 6 mai 1992 et figure parmi les éléments du Bassin minier inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco le 30 juin 2012 (site n°70). Le terril n°233, dit Cavalier du 3 de Lens, qui reliait la fosse à d'autres sites a en grande partie disparu et une route occupe désormais une partie de son tracé. Les cités, l'église et les écoles ont été rénovées et certaines habitations ont été reconverties, contribuant à la préservation de la mémoire industrielle du lieu.