Frise chronologique
Néolithique
Période de construction
Période de construction
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Alignement mégalithique érigé par les communautés locales.
1870
Étude de la commission
Étude de la commission
1870 (≈ 1870)
20 blocs décrits, dont plusieurs renversés ou enfouis.
1966
Sondage archéologique
Sondage archéologique
1966 (≈ 1966)
Étude de Robert Caillaud sous la Pierre du Hu.
30 juin 1976
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
30 juin 1976 (≈ 1976)
Protection officielle des neuf menhirs restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Alignement de neuf menhirs de la Plumaudière (cad. D 225) : inscription par arrêté du 30 juin 1976
Personnages clés
| Robert Caillaud - Archéologue |
A mené un sondage en 1966 sous la Pierre du Hu. |
Origine et histoire
L’alignement de la Plumaudière, aussi appelé Pierres du Hu, est un site mégalithique situé au Champ du Houx, près du hameau de la Plumaudière, dans l’ancienne commune de Montchauvet (aujourd’hui intégrée à Souleuvre en Bocage, Calvados). Composé officiellement de neuf menhirs inscrits aux Monuments Historiques depuis le 30 juin 1976, il représente le seul alignement de ce type connu en Normandie. Les pierres, en quartz local extrait d’un filon souterrain identifié par l’Université de Caen, suggèrent une origine proche sans transport lointain. Certaines, comme la Pierre du Hu (3,20 m de haut), dominent l’alignement nord-sud, bien que des blocs manquants ou renversés témoignent d’un ensemble initialement plus vaste.
En 1870, une commission décrivait vingt blocs sur 60 mètres de long, disposés en deux rangées parallèles (quatorze et six pierres). Les défrichements successifs ont dispersé les menhirs les moins massifs, tandis que des outils néolithiques (haches en silex et diorite, grattoirs, racloir rare) furent découverts à proximité. Un sondage en 1966 par Robert Caillaud sous la Pierre du Hu révéla une profondeur d’enfoncement de seulement 0,30 m, sans fosse de calage, soulevant des questions sur l’authenticité de l’alignement actuel. Ces vestiges pourraient être les reliques d’un site bien plus étendu, partiellement détruit par l’activité agricole.
Une légende locale attribue la formation des menhirs à une intervention divine : le diable, cherchant à détruire le prieuré du Plessis-Grimoult avec des pierres, aurait été stoppé par un ouragan déclenché par les prières des moines. Les roches, abandonnées en hâte, se seraient enfoncées dans le sol ou dressées verticalement, laissant les champs environnants « criblés ». Ce récit reflète les croyances populaires associant les mégalithes à des forces surnaturelles, tout en illustrant les défis posés par ces pierres aux laboureurs.
L’alignement, bien que partiellement altéré, reste un témoignage exceptionnel des pratiques néolithiques en Normandie. Son inscription comme Monument Historique souligne son importance archéologique, malgré les incertitudes sur sa configuration d’origine. Les outils lithiques retrouvés nearby confirment une occupation humaine ancienne, liée à l’extraction et à la taille de la pierre locale.