Crédit photo : Zacharie Le Rouzic (1864–1939) Descriptionphotogra - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1879
Proposition de rachat par l'État
Proposition de rachat par l'État
1879 (≈ 1879)
Henri Martin réclame l'acquisition du site.
1883
Achat partiel par l'État
Achat partiel par l'État
1883 (≈ 1883)
Acquisition des « menhirs de tête » seulement.
1888
Réutilisation des pierres
Réutilisation des pierres
1888 (≈ 1888)
Menhirs cédés pour construire des gares.
1889
Premier classement partiel
Premier classement partiel
1889 (≈ 1889)
Protection de 4 menhirs après protestations.
14 mars 1923
Classement de 27 menhirs
Classement de 27 menhirs
14 mars 1923 (≈ 1923)
Extension de la protection du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vingt-sept menhirs dits de Sainte-Barbe (cad. C 139, 141, 165, 170, 193, 195, 196, 224) : classement par arrêté du 14 mars 1923
Personnages clés
| Henri Martin - Député ou militant patrimonial |
A réclamé l'acquisition du site en 1879. |
| Félix Gaillard - Représentant de l'État |
Proposa un rachat des menhirs en 1883. |
| Albert Macé - Historien local |
Dénonça le vandalisme en 1889. |
| Zacharie Le Rouzic - Photographe et archéologue |
Documenta le site avant sa destruction. |
Origine et histoire
L'alignement de Sainte-Barbe est un ensemble mégalithique situé à Plouharnel, dans le Morbihan, à proximité des célèbres sites de Carnac. Composé initialement d’une cinquantaine de menhirs, il fut partiellement détruit au XIXe siècle, notamment lors de la construction de la ligne ferroviaire d'Auray à Quiberon en 1888, où certaines pierres furent réutilisées. Malgré des tentatives de préservation, comme la proposition d’Henri Martin en 1879 pour un rachat par l’État, seule une partie des menhirs fut acquise en 1883, laissant le site vulnérable aux dégradations.
En 1889, Albert Macé constata que seuls 16 menhirs sur les 50 initiaux étaient encore debout, dénonçant un vandalisme irréversible. La Société polymathique du Morbihan intervint pour obtenir un premier classement partiel des monuments historiques cette même année, limité aux quatre menhirs déjà propriété de l’État. Un second classement, en 1923, étendit la protection à 27 autres menhirs. Aujourd’hui, le site conserve 37 menhirs visibles, organisés en deux rangées parallèles et une transversale, formant une enceinte rectangulaire ouverte.
Les pierres, toutes en granite, couvrent une superficie d’environ 1 hectare. Leur disposition suggère une structure intentionnelle, avec des menhirs plus imposants au nord-ouest et un espacement accru au sud-est. Les destructions historiques et les prélèvements de matériaux ont altéré l’intégrité originelle du site, mais son classement a permis de préserver une partie significative de ce patrimoine mégalithique breton.
Les sources historiques, comme les travaux de Philippe Gouézin (2007) et les archives de la Revue de Bretagne et de Vendée (1889), documentent les efforts de conservation et les pertes subies. Les photographies de Zacharie Le Rouzic, pionnier de l’archéologie locale, témoignent également de l’état du site avant sa dégradation massive. Aujourd’hui, l’alignement de Sainte-Barbe reste un exemple emblématique des défis posés par la préservation des monuments mégalithiques en contexte de modernisation.