Frise chronologique
Néolithique
Construction de l'alignement
Construction de l'alignement
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'érection des menhirs
1882-1895
Destruction d'un menhir
Destruction d'un menhir
1882-1895 (≈ 1889)
Un des trois menhirs disparaît
23 décembre 1921
Classement du premier menhir
Classement du premier menhir
23 décembre 1921 (≈ 1921)
Protection au titre des monuments historiques
1923
Destruction du bloc couché
Destruction du bloc couché
1923 (≈ 1923)
Débris utilisés pour une route
27 décembre 1923
Classement du second menhir
Classement du second menhir
27 décembre 1923 (≈ 1923)
Protection du menhir Traonigou-Mazou
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir (cad. B 377) : classement par arrêté du 23 décembre 1921 ; Menhir debout de Traonigou-Mazou (cad. B 375) : classement par arrêté du 27 décembre 1923
Personnages clés
| Alfred Devoir - Chercheur |
A étudié la position du menhir disparu |
| P. du Châtellier - Archéologue |
A décrit la hauteur du menhir |
| E. Morel - Illustrateur |
A dessiné l'alignement original |
| G. Guénin - Chercheur |
Propose une localisation alternative |
Origine et histoire
L'alignement de Traonigou, situé sur la commune de Porspoder dans le Finistère, est un site mégalithique datant du Néolithique. Jusqu’au début des années 1880, il était constitué de trois menhirs et d’un bloc couché au sol. Cependant, l’un des menhirs fut détruit entre 1882 et 1895, réduisant l’alignement à deux pierres dressées et un bloc qui sera lui-même détruit en 1923. Les vestiges de ce dernier auraient servi à la construction d’une route voisine.
Les deux menhirs encore debout sont en granite de l'Aber-Ildut. Le plus occidental mesure 4,15 mètres de hauteur, tandis que le plus oriental atteint 2,95 mètres. Leur positionnement exact et celui du menhir disparu restent incertains : selon certaines sources, le troisième menhir se trouvait à l’extrémité est, tandis que d’autres le situent entre les deux pierres actuelles. Les menhirs ont été classés au titre des monuments historiques en 1921 et 1923.
Le site illustre les pratiques funéraires et rituelles du Néolithique en Bretagne, période marquée par l’érection de nombreux mégalithes. Ces monuments, souvent liés à des alignements astronomiques ou à des lieux de culte, témoignent de l’organisation sociale et spirituelle des communautés de l’époque. Leur préservation partielle permet d’étudier les techniques de taille et de transport des pierres, ainsi que leur signification symbolique dans le paysage breton.
Les sources disponibles, notamment les travaux d’Alfred Devoir, P. du Châtellier, et E. Morel, fournissent des descriptions et des hypothèses sur la configuration originale du site. Ces documents, combinés aux relevés archéologiques, offrent un éclairage précieux sur l’évolution et la dégradation des alignements mégalithiques en Finistère au fil des siècles.