Frise chronologique
Néolithique
Construction de l'alignement
Construction de l'alignement
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Érection des menhirs et enceintes mégalithiques.
1889
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle sur la liste de 1889.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'alignement (cad. BH 122, BI 159, 163 à 165, 216, 217, N 863, 906, 1182) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique. |
Origine et histoire
L'alignement du Ménec, situé à Carnac dans le Morbihan, est un ensemble mégalithique emblématique du Néolithique. Il s'étend sur 950 mètres de long, orienté sud-ouest/nord-est, et compte environ 1 050 menhirs disposés en 11 files parallèles. À son extrémité occidentale, une enceinte ovoïde de 71 menhirs, souvent appelée à tort « cromlech », marque le début de l'alignement. Ce site, scindé en deux par la route départementale RD119, inclut aussi un second segment nommé alignement de Toulchignan, long d’une centaine de mètres, avec neuf rangées distinctes.
La construction du village du Ménec et des routes environnantes a entraîné la disparition de certaines pierres. Classé Monument Historique dès 1889, le site présente des particularités architecturales : les menhirs sont organisés par taille décroissante vers l’est, et une discordance notable apparaît avec le Géant du Ménec, un menhir de 3,50 mètres de haut, plus élancé que les autres. Ce bloc pourrait appartenir à un aménagement mégalithique antérieur, intégré ultérieurement à l’alignement. L’ensemble partage des similitudes avec l’alignement de Kerlescan, comme la présence d’une enceinte surélevée, mais s’en distingue par une seconde enceinte orientale et des irrégularités dans les files.
L’alignement s’inscrit dans un paysage mégalithique plus large, avec près de 3 000 menhirs répartis sur 40 hectares dans la région de Carnac. Ces structures, érigées au Néolithique, témoignent d’une organisation sociale et religieuse complexe, où les monuments de pierre jouaient probablement un rôle cérémoniel ou astronomique. Leur disposition méthodique, combinée à des enceintes et des anomalies comme le Géant du Ménec, suggère des phases de construction et de réaménagement successives, reflétant l’évolution des pratiques culturelles de l’époque.