Frise chronologique
1850
Première mention écrite
Première mention écrite
1850 (≈ 1850)
Par Jean-Marie Bachelot de La Pylaie.
1968
Classement partiel
Classement partiel
1968 (≈ 1968)
Arrêté du 13 septembre (cadastre C 246p).
1978
Première étude archéologique
Première étude archéologique
1978 (≈ 1978)
Analyse scientifique du site.
1980
Inscription partielle
Inscription partielle
1980 (≈ 1980)
Arrêté du 1er août (cadastre AE 264).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Partie de l'alignement (cad. C 246p) : classement par arrêté du 13 septembre 1968 ; Portion de l'alignement (cad. AE 264) : inscription par arrêté du 1er août 1980
Personnages clés
| Jean-Marie Bachelot de La Pylaie - Historien et archéologue |
A mentionné le site en 1850. |
Origine et histoire
Les alignements d'An Eured Veign, surnommés La Noce de Pierres, forment un ensemble mégalithique situé à Brasparts, dans le Finistère. Ce site préhistorique se compose de 77 menhirs en quartzite et grès, alignés sur 380 mètres selon un axe globalement est-ouest, bien que non parfaitement rectiligne. Les pierres, de hauteur variable (entre 0,30 m et 1,55 m), sont organisées en trois groupes distincts. Leur taille augmente progressivement d’ouest en est, avec un menhir renversé de 1,55 m dont la profondeur d’enfoncement initiale reste inconnue. L’alignement marque la limite entre les bassins versants de la Douffine et de l’Ellez.
L’histoire écrite du monument débute en 1850, lorsque Jean-Marie Bachelot de La Pylaie le mentionne pour la première fois. Cependant, les premières études archéologiques n’interviennent qu’en 1978. Classé puis inscrit aux monuments historiques (partiellement en 1968 et 1980), le site mêle propriété départementale et privée. Une légende locale raconte que ces pierres seraient un cortège de noce pétrifié par Dieu pour avoir ignoré un prêtre portant le viatique, le forçant à traverser les ajoncs.
La confusion entre les menhirs et les blocs naturels est fréquente en raison de leur faible hauteur moyenne. Le site illustre les pratiques funéraires ou rituelles de la Préhistoire en Bretagne, bien que son usage exact reste débattu. Les menhirs, souvent associés à des alignements astronomiques ou territoriaux, témoignent de l’organisation sociale et spirituelle des communautés néolithiques de la région.