Alignements de Kerbourgnec à Saint-Pierre-Quiberon dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Alignement de Menhirs

Alignements de Kerbourgnec à Saint-Pierre-Quiberon

  • Rue des Menhirs
  • 56510 Saint-Pierre-Quiberon
Alignements de Kerbourgnec à Saint-Pierre-Quiberon
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Alignements de Kerbourgnec à Saint-Pierre-Quiberon
Crédit photo : VPS Crew - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Ve millénaire av. J.-C.
Construction des alignements
1825
Première mention connue
1867-1868
Plans et relevés
1889
Classement historique
Fin du XIXe siècle
Restauration du site
2006-2009
Campagnes océanographiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Alignements de Saint-Pierre (cad. AM 457) : classement par liste de 1889

Personnages clés

Mahé Auteur de la première mention connue du site en 1825.
Lukis et Dryden Architectes ayant dressé des plans et relevés du site en 1867-1868.
F. Gaillard Responsable de la restauration du site à la fin du XIXe siècle.
G. de Closmadeuc A décrit des menhirs s'étendant jusqu'à la mer en 1882.
Abbé Lavenot A décrit la disparition progressive d'éléments du site en 1888.

Origine et histoire des Alignements

Les alignements de Kerbourgnec, aussi appelés alignements du Moulin ou de Saint-Pierre, forment un ensemble mégalithique situé à Saint-Pierre-Quiberon, dans le Morbihan, comprenant plusieurs files de menhirs et un cromlech partiellement submergés. Ce complexe, aujourd'hui morcelé entre terre et estran, était à l'origine d'une ampleur comparable, voire supérieure, à celle des alignements de Carnac. La première mention connue du site revient à Mahé en 1825, qui signale l'existence d'un tertre trapézoïdal à l'est de l'enceinte, même s'il se trompe sur la position relative de l'enceinte et de l'alignement. En 1867-1868, Lukis et Dryden dressent plans et relevés et constatent que des paysans déplacent des pierres gênantes, puis G. de Closmadeuc (1882) et l'abbé Lavenot (1888) décrivent des menhirs s'étendant jusqu'à la mer et la disparition progressive d'éléments emportés par la mer ou détruits par les habitants. À la fin du XIXe siècle, l'État acquiert le terrain du Moulin et procède à une restauration menée par F. Gaillard ; le site est classé au titre des monuments historiques depuis 1889. La restauration a modifié la configuration visible, mais le prolongement sous-marin reste reconnu et a fait l'objet d'observations et de relevés ultérieurs.

L'ensemble visible aujourd'hui se répartit en trois secteurs : les alignements dits « nord », leur prolongement est sur l'estran distant d'environ 300 m, et le cromlech, situé à moins de 150 m au sud-ouest des alignements. Le cromlech est décrit comme composé de quarante pierres dans les études récentes, tandis que F. Gaillard le mentionnait comme comportant vingt-quatre menhirs, ce qui traduit des divergences de comptage selon les sources et les interventions. Les alignements restaurés présentent cinq files orientées est / sud-est, groupant vingt-trois menhirs visibles sur une longueur d'environ 60 m, auxquelles s'ajoutent une dizaine de menhirs dispersés sur des parcelles privées. Avant la restauration, le plan de Lukis ne montrait que deux pierres alignées ; les observations indiquent néanmoins deux secteurs aux hauteurs distinctes : des monolithes de 1,10 à 1,50 m dans un secteur et de 1,50 à 2,00 m, avec quelques dalles dépassant 2,00 m, dans l'autre, ainsi qu'un petit talus visible au nord-ouest où des blocs sont accolés.

L'extrémité orientale du site n'apparaît désormais qu'à marée basse et lors de coefficients exceptionnels d'au moins 110. Cinq campagnes océanographiques menées de 2006 à 2009 ont mis au jour environ 150 monolithes couchés en files parallèles dans les secteurs les mieux préservés de l'action des vagues. L'étude de ces pierres montre qu'elles étaient initialement à l'air libre avant d'être submergées par la transgression holocène, comme l'attestent des traces de météorisation antérieures à l'immersion. Les monolithes, datés du milieu du Ve millénaire av. J.-C., constituent le prolongement sous-marin de l'ouvrage néolithique situé à 600 m à l'ouest, sur le site du Moulin, et confirment l'existence de vestiges monumentaux s'étendant en mer jusqu'à environ -5 m NGF. Les relevés indiquent un complexe originel beaucoup plus vaste, comprenant plus d'une vingtaine de rangées orientées selon une direction de 108°N et développant au total près de 900 m, dont l'extrémité reste en permanence submergée.

Liens externes