Crédit photo : Zacharie Le Rouzic (1864–1939) Descriptionphotogra - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1832
Relevé topographique
Relevé topographique
1832 (≈ 1832)
Cartographie par Murray Vicars des menhirs.
1863
Mention par Rosenzweig
Mention par Rosenzweig
1863 (≈ 1863)
Trois menhirs encore debout signalés.
1882-1883
Acquisition par l'État
Acquisition par l'État
1882-1883 (≈ 1883)
Félix Gaillard achète le site.
1884
Restauration du groupe sud
Restauration du groupe sud
1884 (≈ 1884)
Intervention de Félix Gaillard sur les menhirs.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle des alignements.
1972
Découverte de gravures
Découverte de gravures
1972 (≈ 1972)
Symboles interprétés par R. Minot.
Début XXe siècle
Observation d'un tumulus
Observation d'un tumulus
Début XXe siècle (≈ 2004)
Vestiges notés par Le Rouzic.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Alignements du Vieux-Moulin (cad. G 357) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Murray Vicars - Topographe |
A cartographié les menhirs en 1832. |
| L. Rosenzweig - Observateur |
Signale trois menhirs debout en 1863. |
| Félix Gaillard - Architecte et restaurateur |
Acheta et restaura le site en 1882-1884. |
| Zacharie Le Rouzic - Photographe et archéologue |
Documenta le tumulus et redressa un menhir. |
| R. Minot - Chercheur |
Découvrit des gravures en 1972. |
| Serge Cassen - Archéologue |
Étudia les alignements et leur contexte funéraire. |
Origine et histoire
Les alignements du Vieux-Moulin sont deux ensembles de menhirs situés à Plouharnel, dans le Morbihan. Ces pierres dressées, datées du Néolithique, ont été extraites sur place grâce à la nature diaclasée du granite local. Le site se compose d’un groupe nord de quatre menhirs (dont un fragmenté et redressé au XXe siècle) et d’un groupe sud de six menhirs plus petits, alignés sur 12 mètres. Un ancien moulin, aujourd’hui disparu, donna son nom au lieu.
En 1832, Murray Vicars cartographie les menhirs, et en 1863, L. Rosenzweig en recense trois encore debout. Félix Gaillard acquiert le site pour l’État en 1882-1883 et restaure le groupe sud en 1884. Classé monument historique en 1889, le site révèle aussi des traces d’un tumulus entre les deux alignements, observé par Le Rouzic au début du XXe siècle. En 1972, R. Minot découvre des gravures sur un menhir, interprétées comme des symboles religieux comparables à ceux du menhir de Kermaillard.
Les pierres, toutes en granite local, proviennent de carrières aujourd’hui comblées visibles sur le site. Leur disposition et leurs gravures (quadrilatère et croissant de lune) suggèrent un usage rituel ou funéraire. Les recherches archéologiques, comme celles de Serge Cassen, soulignent l’importance des alignements dans le paysage mégalithique de la baie de Quiberon, lié à des tertres funéraires néolithiques.