Frise chronologique
4570–4370 av. J.-C.
Datation des foyers de l'alignement B
Datation des foyers de l'alignement B
4570–4370 av. J.-C. (≈ 4470 av. J.-C.)
Traces de six grands foyers carbonisés.
2780–2180 av. J.-C.
Urne funéraire de l'alignement B
Urne funéraire de l'alignement B
2780–2180 av. J.-C. (≈ 2480 av. J.-C.)
Datation au carbone 14 des charbons.
10 juillet 1978
Classement monument historique
Classement monument historique
10 juillet 1978 (≈ 1978)
Arrêté de protection des alignements.
1978–1981
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1978–1981 (≈ 1980)
Dirigées par Charles-Tanguy Le Roux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Alignements de Cojoux (cad. ZW 130) : classement par arrêté du 18 juillet 1978
Personnages clés
| Charles-Tanguy Le Roux - Archéologue |
Dirigea les fouilles de 1978 à 1981. |
| Jacques Briard - Archéologue et auteur |
Étudia les mégalithes de Saint-Just. |
Origine et histoire
Les alignements du Moulin, aussi appelés alignements de Cojoux, sont un ensemble mégalithique situé à Saint-Just, en Ille-et-Vilaine. Composés de trois alignements (A, B et C), ils sont orientés selon des axes solsticiaux, avec deux grands alignements est-ouest et un troisième perpendiculaire. Leur disposition suggère une organisation symbolique liée aux cycles solaires, typique des constructions néolithiques.
Les fouilles menées entre 1978 et 1981, sous la direction de Charles-Tanguy Le Roux, ont révélé des structures complexes. L'alignement B, long de 270 mètres, comprend treize menhirs de tailles variées, dont certains atteignent 5 mètres de hauteur. Des traces de foyers datés entre 4570 et 4370 av. J.-C. y ont été découvertes, ainsi que des fosses de calage indiquant une construction en deux phases. L'alignement C, plus court (120 mètres), abrite des tombes de l'Âge du bronze, révélant une réutilisation funéraire du site.
Le matériel archéologique recueilli atteste d'une occupation sur plusieurs millénaires. Parmi les artefacts, on compte des armatures de flèches en silex, des haches polies, et des céramiques néolithiques, dont un bol décoré de pastilles et poinçons. Quatre vases campaniformes et une urne funéraire datée entre 2780 et 2180 av. J.-C. confirment l'importance rituelle du site. Les menhirs, en quartzite, schiste rouge et bleu, reflètent une diversité géologique exploitée par les bâtisseurs.
Classés monuments historiques par arrêté du 10 juillet 1978, les alignements de Cojoux illustrent l'ingéniosité des sociétés néolithiques dans l'aménagement de paysages sacrés. Leur étude, documentée par des archéologues comme Jacques Briard et Charles-Tanguy Le Roux, offre un éclairage précieux sur les pratiques culturelles et spirituelles de la Bretagne préhistorique.
L'alignement A, le plus petit (25 mètres), se distingue par ses cinq blocs de quartzite blanche, tandis que les alignements B et C révèlent des techniques de construction variées, comme des fosses de calage et des plates-formes pierreuses. La présence de tombes de l'Âge du bronze près de l'alignement C souligne la continuité d'usage du site bien au-delà du Néolithique.