Construction initiale Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction de l'allée couverte d'Er-Roh.
1866
Exploration par la Société polymathique
Exploration par la Société polymathique 1866 (≈ 1866)
Première exploration connue de l'allée couverte.
1879
Description par Miln
Description par Miln 1879 (≈ 1879)
Miln parcourt et décrit l'allée couverte.
1900
Fouilles par Le Rouzic
Fouilles par Le Rouzic 1900 (≈ 1900)
Zacharie Le Rouzic fouille le monument et découvre divers artefacts.
11 septembre 1929
Classement monument historique
Classement monument historique 11 septembre 1929 (≈ 1929)
L'allée couverte est classée monument historique.
1930
Restauration par Le Rouzic
Restauration par Le Rouzic 1930 (≈ 1930)
Zacharie Le Rouzic restaure le monument, bien que ses méthodes soient contestées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Allée couverte dite Er-Roh (cad. H 1367, 1368) : classement par arrêté du 11 septembre 1929
Personnages clés
Zacharie Le Rouzic
Archéologue ayant fouillé et restauré l'allée couverte en 1900 et 1930.
Miln
Explorateur ayant décrit l'allée couverte en 1879.
Origine et histoire de l'allée couverte
L'allée couverte dite Er‑Roh, également appelée allée couverte de Mané Roullarde, se situe à La Trinité‑sur‑Mer (Morbihan). Elle a été explorée par la Société polymathique du Morbihan en 1866, époque où un mur de clôture en pierres sèches recouvrait le monument et gênait les fouilles. En 1879, Miln a parcouru la colline et a décrit l'allée couverte, la délimitant par quinze orthostates et estimant sa longueur à 15 m. Zacharie Le Rouzic a fouillé le monument en 1900 puis l'a restauré en 1930. Le site a été classé monument historique par arrêté du 11 septembre 1929. L'allée mesure environ 19,40 m de long pour une largeur moyenne de 1,60 m ; elle est bordée de vingt‑deux supports, dont certains atteignent 2,15 m de hauteur, et de murets en pierres sèches. L'entrée de l'allée s'ouvre au sud et quatre tables de couverture subsistent ; Le Rouzic signale que trois orthostates portent des gravures. La restauration opérée par Le Rouzic en 1930 a été contestée dès 1939 : un menhir voisin, figurant sur le plan de Miln, aurait été réutilisé comme dalle de couverture, des petites dalles de l'entrée auraient été supprimées et le fond de l'allée reculé. Cussé et Galles n'ont retrouvé aucun mobilier archéologique lors de leurs travaux. En 1900, Le Rouzic a recueilli des fragments appartenant à sept vases distincts, des outils en silex — notamment une pointe de flèche à ailerons, deux grattoirs et une grande lame en silex du Grand‑Pressigny — ainsi que divers éclats et lamelles. Il a également mis au jour des percuteurs en quartz, des meules primitives et une pendeloque en schiste. Le mobilier découvert est conservé au musée de Préhistoire de Carnac.