Frise chronologique
Néolithique
Construction de l'allée couverte
Construction de l'allée couverte
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction initiale du monument.
avril 1921
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
avril 1921 (≈ 1921)
Menées par Z. Le Rouzic et les époux Péquart.
12 mars 1923
Classement monument historique
Classement monument historique
12 mars 1923 (≈ 1923)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Allée couverte du Net dit Clos-et-Bé (cad. B 135, 136) : classement par arrêté du 12 mars 1923
Personnages clés
| Zacharie Le Rouzic - Archéologue |
Dirigea les fouilles de 1921. |
| Époux Péquart - Archéologues collaborateurs |
Participèrent aux fouilles de 1921. |
Origine et histoire
L’allée couverte de Clos-er-Bé, aussi appelée allée couverte du Net, est un monument mégalithique situé à Saint-Gildas-de-Rhuys, dans le Morbihan. Son nom breton, Clos-er-Bé (« champs de la tombe »), reflète sa vocation funéraire. Fouillée en 1921 par Zacharie Le Rouzic et les époux Péquart, elle fut classée monument historique dès 1923. À l’origine, elle comptait trente-quatre orthostates et quatre tables de couverture, bien que partiellement endommagée par des carriers. Son tumulus, aujourd’hui disparu, avait été nivelé par les travaux agricoles.
D’une longueur de 22 mètres pour 1,80 mètre de largeur, l’allée se compose d’une antichambre et d’une chambre séparées par des orthostates transversaux. Le sol de la chambre était dallé, et des vestiges gallo-romains (poteries, briques, statuettes) y furent découverts, suggérant une réutilisation ultérieure. Avant les fouilles, le site était encombré de blocs issus de l’épierrement des champs voisins, et la couche archéologique avait été perturbée par des intrusions antérieures.
Plusieurs menhirs entouraient autrefois l’allée, dont deux subsistent encore : le menhir de Clos-er-Bé (à 40 mètres au sud-ouest) et le petit menhir du Net (à 250 mètres au nord). Zacharie Le Rouzic rapporte qu’un propriétaire voisin aurait vu son père enfouir des blocs similaires dans son terrain, confirmant la présence passée d’autres mégalithes. Ces éléments illustrent l’importance du site dans un paysage mégalithique plus large, typique du Néolithique breton.
L’allée couverte de Clos-et-Bé incarne à la fois un témoignage des pratiques funéraires néolithiques et une réappropriation ultérieure à l’époque gallo-romaine. Son classement en 1923 souligne sa valeur patrimoniale, malgré les altérations subies au fil des siècles. Aujourd’hui, elle reste un exemple remarquable de l’architecture mégalithique bretonne, liée à des réseaux de menhirs aujourd’hui partiellement disparus.