Frise chronologique
2500–2000 av. J.-C.
Construction du monument
Construction du monument
2500–2000 av. J.-C. (≈ 2250 av. J.-C.)
Période du Néolithique récent, culture Seine-Oise-Marne.
1879
Première description
Première description
1879 (≈ 1879)
Par le vicomte de Pulligny dans *L’art préhistorique*.
1894–1896
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1894–1896 (≈ 1895)
Dirigées par Imbert et Collin, découverte d’artefacts.
Début XIXe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle
Début XIXe siècle (≈ 1904)
Exploitation par des carriers, réduction de 17 m à 10,5 m.
28 janvier 1907
Classement monument historique
Classement monument historique
28 janvier 1907 (≈ 1907)
Protection officielle par arrêté ministériel.
1985
Moulage de la sculpture
Moulage de la sculpture
1985 (≈ 1985)
Réplique en résine exposée dans cinq musées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Allée couverte : classement par arrêté du 28 janvier 1907
Personnages clés
| Vicomte de Pulligny - Premier descripteur (1879) |
Auteur de *L’art préhistorique dans l’Ouest*. |
| Adrien de Mortillet - Préhistorien |
Interpréta la sculpture comme représentation féminine (1893). |
| Martial Imbert - Archéologue |
Dirigea les fouilles de 1894–1896. |
| Émile Collin - Archéologue |
Collabora aux fouilles et au plan du mégalithe. |
Origine et histoire
L’allée couverte de Dampsmesnil, classée monument historique en 1907, est un mégalithe du Néolithique récent (2500–2000 av. J.-C.) situé dans le bois de la Garenne, à Vexin-sur-Epte (Eure). Construite par des agriculteurs sédentaires de la culture Seine-Oise-Marne, elle servait de sépulture collective. Sa structure comprend une chambre de 5,81 m et un vestibule séparés par une dalle percée encastrée, équipée d’un orifice circulaire muni d’une feuillure pour assurer l’étanchéité entre les espaces funéraire et cérémoniel.
La particularité du site réside dans sa sculpture féminine en relief sur un support du vestibule : une figure ovale à trois bourrelets concentriques, surmontant deux protubérances interprétées comme des mamelons. Cette représentation, similaire à celles des allées couvertes voisines (Bois-Couturier, Pierre Turquaise), évoque une possible « déesse des morts » ou un symbole cérémoniel. Le monument, pillé à l’époque romaine puis par des chercheurs de trésors, fut partiellement détruit au XIXe siècle par des carriers exploitant son calcaire.
Les fouilles de 1894–1896, menées par Martial Imbert et Émile Collin, révélèrent des artefacts néolithiques (pointes de flèche, haches, perles en os) et des ossements humains mélangés à des débris de poterie romaine. La dalle percée, brisée puis retrouvée en 1894, fut consolidée, tandis que la sculpture fut moulée en 1985 pour une exposition dans cinq musées. Le vicomte de Pulligny, premier descripteur en 1879, souligna son état déjà dégradé mais son intérêt archéologique exceptionnel, notamment pour son système de fermeture innovant.
Le site illustre les pratiques funéraires néolithiques, avec une réutilisation romaine attestée par une pièce en bronze et des tuiles. Son classement en 1907 a permis de préserver les vestiges restants, bien que sa longueur originelle (estimée à 20–24 m) ait été réduite à 10,5 m. Aujourd’hui propriété communale, il témoigne du savoir-faire technique des bâtisseurs préhistoriques et de leur symbolisme religieux.