Frise chronologique
Néolithique
Construction du monument
Construction du monument
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de l’édification mégalithique
juin 1947
Découverte archéologique
Découverte archéologique
juin 1947 (≈ 1947)
Identification par Giot et Cogné
16 décembre 1953
Classement monument historique
Classement monument historique
16 décembre 1953 (≈ 1953)
Protection officielle par arrêté
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Allée couverte (cad. YM 12) : classement par arrêté du 16 décembre 1953
Personnages clés
| Pierre-Roland Giot - Archéologue |
Découvreur du monument en 1947 |
| J. Cogné - Archéologue collaborateur |
Co-découvreur avec Giot |
Origine et histoire
L’allée couverte de Kerantiec, située à Riec-sur-Bélon dans le Finistère, est un monument mégalithique datant du Néolithique. Ce type de construction, rare, se distingue par une structure arc-boutée où les piliers sud, fortement inclinés, s’appuient sur les piliers nord quasi verticaux. La chambre funéraire, longue de 9,50 mètres et large d’à peine 1 mètre, était recouverte de dalles en granite local, à l’exception d’un pilier en gneiss œillé. L’entrée, orientée à l’est, menait à un espace réduit, optimisé par une économie de matériaux.
Le monument a été identifié pour la première fois en juin 1947 par les archéologues Pierre-Roland Giot et J. Cogné. Classé au titre des monuments historiques le 16 décembre 1953, il illustre les pratiques funéraires néolithiques en Bretagne. Son architecture, avec des dalles atteignant jusqu’à 2 mètres de haut, reflète une maîtrise technique notable. Les roches utilisées, principalement du granite de Moëllan, proviennent de carrières locales, soulignant l’ancrage territorial de sa construction.
L’allée couverte de Kerantiec s’inscrit dans un ensemble de sites mégalithiques similaires du sud-Finistère et du Morbihan. Son état de conservation, bien que partiel (certains piliers ayant basculé), permet d’étudier les techniques de construction et les rituels funéraires de l’époque. La dalle de chevet, toujours verticale, et l’orientation est-ouest ajoutent à son intérêt archéologique. Ce monument témoigne de l’organisation sociale et des croyances des communautés néolithiques bretonnes, où les sépultures collectives jouaient un rôle central.