Construction de l’allée couverte Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d’édification du monument funéraire
1879
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1879 (≈ 1879)
Exploration par Paul du Châtellier
10 janvier 1924
Classement monument historique
Classement monument historique 10 janvier 1924 (≈ 1924)
Protection officielle de l’État
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Allée couverte de Ty-ar-c'horriket (cad. D2) : classement par arrêté du 10 janvier 1924
Personnages clés
Paul du Châtellier - Archéologue
Fouilla le site en 1879
Origine et histoire
L’allée couverte de Kerbalannec, aussi nommée Ty-ar-C’horriket (« maison des Korrigans »), est un édifice mégalithique situé au lieu-dit Kerbalannec Vraz, sur la commune de Beuzec-Cap-Sizun (Finistère). Orientée sud-sud-est/nord-nord-ouest, elle mesure 11 mètres de long et est délimitée par huit orthostates de chaque côté, supportant cinq tables de couverture en granite. Son entrée, barrée par une dalle transversale, laisse un passage étroit de 0,50 m, précédé d’un court vestibule. Un péristalithe, vestige d’un tertre originel, est visible à 1,30 m des parois occidentales.
Fouillée en 1879 par l’archéologue Paul du Châtellier, l’allée a livré un mobilier funéraire varié : céramiques (vases à fond rond, jattes, pots type Seine-Oise-Marne et tessons Campaniforme), outils lithiques (hache polie en dolérite, herminette en fibrolithe, lames et grattoirs en silex), ainsi que des parures (fusaïole, pendeloques perforées). Le remplissage, composé d’argile, de cendres et de charbons, atteignait 0,40 m sous les tables. Du Châtellier nota que le monument, alors intégré à un tertre, était presque complet malgré la disparition d’une table sud.
Classée monument historique par arrêté du 10 janvier 1924, l’allée est associée à des légendes locales évoquant les Korrigans, créatures mythiques bretonnes. Son nom alternatif, Ty Ar C’horriket, apparaît dès le début du XXe siècle sur des cartes postales, reflétant son ancrage dans le folklore. Aujourd’hui, les orthostates est (côté chemin) sont dégagés, tandis que le site reste un témoignage majeur des pratiques funéraires néolithiques en Armorique.
Les sources archéologiques, dont les publications de Paul du Châtellier (1880) et les travaux de Jean L’Helgouach (1965), soulignent son importance dans l’étude des sépultures mégalithiques bretonnes. Le monument, situé le long d’un chemin agricole, est partiellement intégré à un talus, illustrant son insertion dans le paysage actuel. Son mobilier, attribué aux cultures Seine-Oise-Marne et Campaniforme, atteste d’occupations successives entre le Néolithique moyen et final.
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