Frise chronologique
Néolithique
Construction de l’allée couverte
Construction de l’allée couverte
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de l’édification mégalithique.
10 janvier 1970
Classement aux Monuments Historiques
Classement aux Monuments Historiques
10 janvier 1970 (≈ 1970)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Allée couverte de Kergonfalz (cad. F 50) : classement par arrêté du 10 février 1970
Personnages clés
| Philippe Gouézin - Archéologue et auteur |
A étudié les mégalithes du Morbihan. |
Origine et histoire
L’allée couverte de Kergonfalz est un monument mégalithique situé à Bignan, dans le Morbihan (Bretagne). Elle se trouve au carrefour de la route de Moustoir-Ac et de celle menant au hameau de Kergonfalz, à environ 470 m au nord de ce dernier et 200 m au sud-ouest du hameau de Kergal. À proximité immédiate (50 m à l’ouest) se dresse également le dolmen de Kergonfalz, soulignant la concentration de sites mégalithiques dans cette zone. L’édifice, orienté nord-sud, mesure 9,50 m de longueur pour 1,50 m de largeur, avec une entrée au sud et une petite cella au nord.
Classée au titre des monuments historiques par arrêté du 10 janvier 1970, l’allée couverte est composée de blocs de granite porphyroïde. Une des dalles de la cella a disparu lors de l’élargissement du carrefour voisin, altérant partiellement sa structure d’origine. Les orthostates de la chambre et de la cella conservent une hauteur uniforme, typique des constructions néolithiques de la région.
La localisation de l’allée couverte, à la croisée de routes anciennes, suggère une possible signification symbolique ou pratique dans l’organisation du territoire à l’époque néolithique. Ce type de monument funéraire collectif témoigne des pratiques culturelles et religieuses des communautés agricoles sédentaires de Bretagne durant cette période, marquée par l’émergence de l’architecture mégalithique.
Les sources disponibles, notamment les travaux de Philippe Gouézin (Les mégalithes du Morbihan intérieur, 1994), confirment l’importance de ce site dans le patrimoine archéologique breton. Le monument appartient aujourd’hui à la commune de Bignan et reste accessible, bien que sa précision de localisation soit jugée « passable » (note 5/10) selon les bases de données géographiques.