Construction de l'allée Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction de l'allée couverte de l'Île-Grande.
1866
Première campagne de fouilles
Première campagne de fouilles 1866 (≈ 1866)
Découverte de mobilier archéologique aujourd'hui perdu.
1868
Seconde campagne de fouilles
Seconde campagne de fouilles 1868 (≈ 1868)
Suite des découvertes archéologiques sur le site.
1909
Troisième campagne de fouilles
Troisième campagne de fouilles 1909 (≈ 1909)
Fouilles supplémentaires menées sur le site.
1910
Quatrième campagne de fouilles
Quatrième campagne de fouilles 1910 (≈ 1910)
Dernières fouilles connues ayant livré du mobilier archéologique.
23 janvier 1956
Classement historique
Classement historique 23 janvier 1956 (≈ 1956)
L'allée couverte est classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Allée couverte, dite Ty-Lia ou Ty-ar-C'Horrandened, à l'Ile Grande (cad. A 594) : classement par arrêté du 23 janvier 1956
Personnages clés
Jean L'Helgouac'h
Archéologue ayant décrit le vestibule de l'allée couverte en 1965.
Origine et histoire de l'allée couverte
L'allée couverte de l'Île-Grande, également appelée Ty-Lia ou Ty-ar-C'horrandoned, se situe au centre de l'Île-Grande sur la commune de Pleumeur-Bodou (Côtes-d'Armor). Datable de l'époque néolithique, elle est classée au titre des monuments historiques depuis le 23 janvier 1956. Orientée est-ouest, la galerie mesure 8,50 m de long pour 1,60 m de large. La chambre est bordée au nord par quatre orthostates et au sud par cinq, dont la hauteur varie de 1 m à 1,40 m. Un vestibule, décrit par Jean L'Helgouac'h en 1965 mais aujourd'hui disparu, prolongeait la paroi nord ; il comportait deux dalles et un pilier qui réduisait le passage à un mètre et était fermé par un seuil transversal. Deux grandes tables de couverture recouvrent l'ensemble : l'une mesure 4,50 m de long sur 2,50 m de large et 0,50 m d'épaisseur, l'autre 3,50 m sur 2,50 m et 0,25 m d'épaisseur. De très hautes dalles entourent étroitement l'allée ; elles pourraient être les vestiges d'un péristalithe ou d'une structure interne au tumulus destinée à répartir les poussées. Quatre campagnes de fouilles, en 1866, 1868, 1909 et 1910, ont livré du mobilier aujourd'hui perdu, composé de quatre haches polies, d'éclats de silex, de tessons (dont certains décorés et d'autres de poterie noire), d'un disque en bronze et d'un objet en fer. Selon la tradition, l'allée couverte serait la demeure des naines C'horrandoned : les légendes racontent qu'elles sortent les nuits de pleine lune pour danser avec les passants et qu'elles prédisent aux femmes enceintes le sexe de l'enfant et la facilité de l'accouchement. Si le temps ne permet pas de danser, elles obligent les passants à réciter très vite les jours de la semaine, en veillant à ne pas prononcer « dimanche », sous peine de disparition.