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Allée couverte de la côte du Libéra à Arronville dans le Val-d'oise

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Allées couvertes

Allée couverte de la côte du Libéra à Arronville

    D927
    95810 Arronville
Propriété privée
Allée couverte de la côte du Libéra à Arronville
Allée couverte de la côte du Libéra à Arronville
Allée couverte de la côte du Libéra à Arronville
Allée couverte de la côte du Libéra à Arronville
Allée couverte de la côte du Libéra à Arronville
Crédit photo : Chatsam - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique récent
Construction de l’allée couverte
février 1884
Découverte et fouille
1901
Destruction de l’antichambre
25 janvier 1963
Classement monument historique
1970
Restauration du site
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Allée couverte (cad. E 373) : classement par arrêté du 25 janvier 1963

Personnages clés

M. Chouquet - Maire d’Arronville Membre de la commission de fouille.
Abbé Barret - Curé d’Amblainville Participant aux fouilles de 1884.
Abbé Grimot - Curé de l’Isle-Adam et vice-président Dirigea les fouilles et rapporta 180 crânes.

Origine et histoire

L’allée couverte de la côte du Libéra, située à Arronville dans le Val-d’Oise, fut découverte en février 1884 lors de l’exploitation d’une carrière de calcaire lutétien. Une commission locale, incluant le maire M. Chouquet et les abbés Barret (curé d’Amblainville) et Grimot (curé de l’Isle-Adam), procéda immédiatement à sa fouille. L’édifice, orienté est-sud-est/ouest-nord-ouest, présente une structure partiellement creusée dans la roche, avec des orthostates en calcaire surmontés de pierres sèches. Son entrée, fermée par une dalle percée d’un « trou d’homme » caractéristique, suggérait un système de verrouillage par bâton, typique des dolmens de la culture Seine-Oise-Marne.

La chambre funéraire, longue de 12 mètres, abritait selon l’abbé Grimot 180 crânes (hommes, femmes, enfants), aujourd’hui dispersés, ainsi qu’un mobilier composé d’outils en silex, d’un poinçon en os, d’un andouiller de cerf et de tessons de céramique grossière décorés d’empreintes digitales. L’antichambre fut détruite en 1901 lors de l’élargissement d’une route adjacente. Classée monument historique le 25 janvier 1963, l’allée fut restaurée en 1970 par le service régional de l’archéologie, après des dégradations causées par les carriers au XIXe siècle.

L’architecture révèle une adaptation au relief : l’allée, en pente naturelle, était recouverte d’une table de couverture de 3 mètres de large côté chevet, tandis que le plafond naturel, partiellement détruit, pouvait atteindre 2,50 mètres de hauteur. Le sol dallé de plaquettes calcaires et les cupules gravées sur la dalle d’entrée témoignent de pratiques funéraires et symboliques complexes. Les fouilles, bien que rapides et sans étude anthropologique approfondie, ont permis de documenter un site majeur du mégalithisme francilien, lié à une communauté néolithique sédentaire pratiquant l’agriculture et l’élevage.

Liens externes