Frise chronologique
Néolithique récent
Construction de l’allée couverte
Construction de l’allée couverte
Néolithique récent (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d’édification du monument funéraire.
février 1884
Découverte et fouille
Découverte et fouille
février 1884 (≈ 1884)
Exhumation par une commission locale.
1901
Destruction de l’antichambre
Destruction de l’antichambre
1901 (≈ 1901)
Élargissement de la route adjacente.
25 janvier 1963
Classement monument historique
Classement monument historique
25 janvier 1963 (≈ 1963)
Protection officielle par arrêté ministériel.
1970
Restauration du site
Restauration du site
1970 (≈ 1970)
Intervention du service régional d’archéologie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Allée couverte (cad. E 373) : classement par arrêté du 25 janvier 1963
Personnages clés
| M. Chouquet - Maire d’Arronville |
Membre de la commission de fouille. |
| Abbé Barret - Curé d’Amblainville |
Participant aux fouilles de 1884. |
| Abbé Grimot - Curé de l’Isle-Adam et vice-président |
Dirigea les fouilles et rapporta 180 crânes. |
Origine et histoire
L’allée couverte de la côte du Libéra, située à Arronville dans le Val-d’Oise, fut découverte en février 1884 lors de l’exploitation d’une carrière de calcaire lutétien. Une commission locale, incluant le maire M. Chouquet et les abbés Barret (curé d’Amblainville) et Grimot (curé de l’Isle-Adam), procéda immédiatement à sa fouille. L’édifice, orienté est-sud-est/ouest-nord-ouest, présente une structure partiellement creusée dans la roche, avec des orthostates en calcaire surmontés de pierres sèches. Son entrée, fermée par une dalle percée d’un « trou d’homme » caractéristique, suggérait un système de verrouillage par bâton, typique des dolmens de la culture Seine-Oise-Marne.
La chambre funéraire, longue de 12 mètres, abritait selon l’abbé Grimot 180 crânes (hommes, femmes, enfants), aujourd’hui dispersés, ainsi qu’un mobilier composé d’outils en silex, d’un poinçon en os, d’un andouiller de cerf et de tessons de céramique grossière décorés d’empreintes digitales. L’antichambre fut détruite en 1901 lors de l’élargissement d’une route adjacente. Classée monument historique le 25 janvier 1963, l’allée fut restaurée en 1970 par le service régional de l’archéologie, après des dégradations causées par les carriers au XIXe siècle.
L’architecture révèle une adaptation au relief : l’allée, en pente naturelle, était recouverte d’une table de couverture de 3 mètres de large côté chevet, tandis que le plafond naturel, partiellement détruit, pouvait atteindre 2,50 mètres de hauteur. Le sol dallé de plaquettes calcaires et les cupules gravées sur la dalle d’entrée témoignent de pratiques funéraires et symboliques complexes. Les fouilles, bien que rapides et sans étude anthropologique approfondie, ont permis de documenter un site majeur du mégalithisme francilien, lié à une communauté néolithique sédentaire pratiquant l’agriculture et l’élevage.