Construction initiale Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Édification de l'allée couverte pendant le Néolithique.
1970
Découverte du site
Découverte du site 1970 (≈ 1970)
L'allée couverte de Mauny a été découverte en 1970.
1978-1980
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1978-1980 (≈ 1979)
Période de fouilles qui a révélé plus de 115 individus et des parures.
24 février 1998
Inscription monument historique
Inscription monument historique 24 février 1998 (≈ 1998)
L'allée couverte a été inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Allée couverte (cad. B 196) : inscription par arrêté du 24 février 1998
Origine et histoire de l'allée couverte
L'allée couverte de Mauny, la seule connue en Seine-Maritime, a été découverte en 1970 et fouillée entre 1978 et 1980. Elle se situe à la lisière de la forêt de Mauny, dans un petit vallon qui s'ouvre sur la vallée de la Seine, parcelle 196. Le monument formait à l'origine un rectangle allongé d'environ 7,50 m de longueur pour 1 m de largeur interne, délimité par deux rangées parallèles d'orthostates. La paroi nord-est était assez bien conservée lors des fouilles, les orthostates étant pris dans la masse des terres du versant ; un seul de ces orthostates avait basculé à l'intérieur de la tombe. De l'autre côté, le creusement du chemin bordant le monument a provoqué la chute de la plupart des supports occidentaux : avant la fouille trois d'entre eux étaient en place sur près de 4 m, puis deux sont tombés récemment, ne laissant qu'un support. Le nombre total d'orthostates est aujourd'hui de sept. La fouille a mis en évidence une dalle percée marquant la séparation entre le vestibule et la chambre funéraire, ainsi que des aménagements internes permettant l'étude de la stratigraphie du remplissage et de la disposition des ossements. Les conditions chimiques du site ont favorisé la conservation des restes : plus de 115 individus ont été mis au jour, certains présentant une remarquable série de trépanations, dont un crâne ayant conservé sa rondelle de trépanation. Le mobilier archéologique associé est resté relativement pauvre, à l'exception des parures : 122 perles en pierre, en os, en coquillage ou en ambre, dominées par de petites perles discoïdes en coquille. Le site est d'un grand intérêt par son état quasi intact entre la fin du Néolithique et les fouilles, par son architecture et par la qualité des vestiges anthropologiques retrouvés. Le monument a subi diverses dégradations et pourrait faire l'objet d'une remise en état. Il a été inscrit au titre des monuments historiques le 24 février 1998.