Construction et utilisation 3000–2500 av. J.-C. (≈ 2750 av. J.-C.)
Période d'édification et d'usage funéraire.
1904
Première mention écrite
Première mention écrite 1904 (≈ 1904)
Documentation initiale du monument.
1933
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1933 (≈ 1933)
Découverte d’objets par G. Fournier.
6 juin 1951
Classement monument historique
Classement monument historique 6 juin 1951 (≈ 1951)
Protection officielle par l’État.
années 1990
Mise en valeur du site
Mise en valeur du site années 1990 (≈ 1990)
Accessibilité et signalétique modernes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Allée couverte de Mélus (cad. E 384) : classement par arrêté du 6 juin 1951
Personnages clés
G. Fournier - Archéologue
Responsable des fouilles de 1933.
Origine et histoire de l'allée couverte
L’allée couverte de Mélus, située à Ploubazlanec dans les Côtes-d’Armor, est un monument mégalithique daté du Néolithique récent (3000–2500 av. J.-C.). Orientée est-ouest, elle mesure 14,50 m de long pour 1,70 m de large, avec deux rangées d’orthostates en granite et microgranite supportant neuf tables de couverture. Son entrée latérale, côté sud, et sa structure en font un exemple rare d’allée couverte à accès non axial dans le nord de la Bretagne.
Le site a été fouillé en 1933 par G. Fournier, révélant un mobilier funéraire riche : silex taillés (dont deux lames du Grand-Pressigny), huit haches polies, sept vases entiers et des tessons. Ces artefacts, conservés au Musée des Antiquités nationales, au Musée de Moscou et à l’Université de Rennes-I, attestent de contacts culturels à l’échelle européenne. Le monument, initialement recouvert d’un tertre de limon aujourd’hui érodé, était lié à la communauté néolithique du promontoire voisin de Roc’h-an-eved.
Classée monument historique le 6 juin 1951, l’allée couverte de Mélus a bénéficié d’une mise en valeur dans les années 1990, avec une signalétique et un panneau d’interprétation. Son nom pourrait dériver du breton mell (tas, gerbes), évoquant l’accumulation de pierres ou la forme du tertre originel. Le site, longtemps accessible par un chemin privé, illustre l’architecture funéraire collective du Néolithique breton.
Les objets découverts, comme les gobelets campaniformes et les haches polies, soulignent son rôle dans un réseau d’échanges couvrant l’Europe occidentale. La présence de silex du Grand-Pressigny (Touraine) confirme ces connexions lointaines. Aujourd’hui, le monument domine l’estuaire du Trieux, offrant un témoignage tangible des pratiques funéraires et sociales des communautés néolithiques bretonnes.