Frise chronologique
Néolithique
Construction de l'allée couverte
Construction de l'allée couverte
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction estimée du monument.
1853
Première mention par l'abbé Arzel
Première mention par l'abbé Arzel
1853 (≈ 1853)
Découverte documentée du site enfoui.
1923-1924
Fouilles archéologiques par G. Collet
Fouilles archéologiques par G. Collet
1923-1924 (≈ 1924)
Découverte de céramiques et outils néolithiques.
9 février 1940
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
9 février 1940 (≈ 1940)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Allée couverte de Pont-ar-Bleiz (cad. A 667) : classement par arrêté du 9 février 1940
Personnages clés
| Abbé Arzel - Historien local |
Premier à mentionner l’allée en 1853. |
| G. Collet - Archéologue |
Dirigea les fouilles de 1923-1924. |
Origine et histoire
L’allée couverte de Pont-ar-Bleiz, aussi appelée allée couverte du Ribl, est un monument mégalithique funéraire situé à Lampaul-Ploudalmézeau, dans le Finistère. Découverte au XIXe siècle, elle fut mentionnée pour la première fois en 1853 par l’abbé Arzel, qui suggéra qu’elle était longtemps restée enfouie sous les sables dunaires. L’édifice, orienté sud-est/nord-ouest, mesure 13,50 m de long et se compose d’un vestibule, d’une chambre et d’une cella. Ses dalles, en granite local (à grain fin ou grossier), incluent une dalle de couverture ornée d’une cupule.
Fouillée entre 1923 et 1924 par G. Collet, l’allée révéla une stratigraphie complexe : couches de sable, cendres, coquilles de patelles, tessons de céramique campaniforme, et outils lithiques (lame polie, armature de flèche). Parmi les artefacts, un peigne en os poli pourrait avoir servi à décorer les gobelets retrouvés. Des restes fauniques (canine de canidé, dents de caprinés) complètent ces découvertes. Le nom breton Pont ar Bleiz (« pont du loup ») évoque une légende locale non documentée.
Classée Monument Historique par arrêté du 9 février 1940, l’allée couverte appartient aujourd’hui à la commune. Son architecture, avec ses orthostates partiellement basculés et sa cella rectangulaire, illustre les techniques de construction néolithiques. Les deux types de granite utilisés, d’origine locale, soulignent l’adaptation des bâtisseurs aux ressources disponibles. Le site reste un témoignage majeur des pratiques funéraires et artisanales du Néolithique en Bretagne.
La localisation de l’allée, près du littoral, suggère un lien avec les communautés côtières de l’époque, dont l’économie reposait sur la pêche, la cueillette de coquillages (comme les patelles retrouvées), et l’agriculture naissante. Les céramiques campaniformes, associées à des réseaux d’échanges lointains, indiquent des contacts culturels étendus. Le mobilier funéraire, bien que modeste, révèle des rituels impliquant des offrandes et des objets du quotidien, reflétant une société organisée autour de croyances complexes.