Allée couverte de Saint-Nizon à Malguénac dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Allées couvertes

Allée couverte de Saint-Nizon à Malguénac

  • Pons Cahuen
  • 56300 Malguénac
Allée couverte de Saint-Nizon à Malguénac
Allée couverte de Saint-Nizon à Malguénac
Allée couverte de Saint-Nizon à Malguénac
Allée couverte de Saint-Nizon à Malguénac
Allée couverte de Saint-Nizon à Malguénac
Crédit photo : LionelRauch - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1900
2000
Néolithique
Construction de l'allée
1899-1900
Fouilles archéologiques
20 novembre 1963
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Allée couverte de Saint-Nizon (cad. A 754) : classement par arrêté du 20 novembre 1963

Personnages clés

Paul Aveneau de la Grancière Archéologue ayant mené les fouilles de l'allée couverte de Saint-Nizon.

Origine et histoire de l'allée couverte

L’allée couverte de Saint‑Nizon se trouve sur la commune de Malguénac, dans le Morbihan. Elle a été fouillée vers 1899‑1900 par Paul Aveneau de la Grancière et classée au titre des monuments historiques par arrêté du 20 novembre 1963. L’édifice est inclus dans un tumulus de 11 m de long sur 7 m de large et orienté est/ouest. L’allée mesure environ 7 m de longueur totale, dont 4,30 m pour le couloir et 2,70 m pour la chambre, avec une hauteur moyenne de 1,60 m. Elle est délimitée par cinq orthostates côté est et quatre côté sud ; la chambre, large de 1,60 m, est plus vaste que le couloir qui fait 0,90 m de large, et une petite cellule terminale occupe l’extrémité sud‑ouest. Toutes les dalles sont en granite d’origine locale ; aucune table de couverture n’a été retrouvée. Lors des fouilles, Aveneau de la Grancière met en évidence une stratigraphie composée, depuis la surface de la chambre, d’une première couche de terre mêlée de pierres d’environ 0,25 cm d’épaisseur reposant sur un dallage de pierres plates d’environ 10 cm d’épaisseur ; sous ce dallage se trouve une seconde couche de terre fine mêlée de cendres, correspondant à la couche archéologique d’environ 10 cm d’épaisseur, elle‑même posée sur un second dallage de 10 cm, puis une couche d’argile foulée d’environ 0,65 cm d’épaisseur reposant sur le sol naturel. La couche archéologique contenait de la cendre et des charbons de bois, quelques débris osseux ainsi qu’un mobilier lithique et céramique varié : une hache polie en diorite, des lames de silex, de grandes lames en quartz façonnées en grattoir, plusieurs percuteurs en quartz et en granite, des galets et fragments en schiste ardoisier, et un fragment de pointe de javelot barbelée en os. Le mobilier céramique se compose d’un vase à fond rond à pâte grossière bien cuite de couleur brune comportant deux petites bosses, d’un autre vase à fond rond en pâte fine assez bien cuite, et d’un vase caliciforme en terre lustrée rouge, à pâte fine et bien cuite, décoré d’impressions de bandes pointillées et de cordelettes.

Liens externes