Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Allée couverte de Trélan à Saint-Marcel dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Allées couvertes

Allée couverte de Trélan à Saint-Marcel

    Landes du Pisset
    56140 Saint-Marcel
Propriété privée
Crédit photo : Milca56 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1900
2000
Néolithique
Construction de l’allée couverte
1914-1916
Première mention par L. Marsille
10 février 1964
Classement aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Allée couverte de Trélan (cad. ZB 55) : classement par décret du 10 février 1964

Personnages clés

L. Marsille - Historien local A documenté les dégradations du monument.
Philippe Gouézin - Archéologue A étudié les mégalithes du Morbihan.

Origine et histoire

L’allée couverte de Trélan, située à Saint-Marcel dans le Morbihan, est un vestige mégalithique daté du Néolithique. Ce monument funéraire, typique de la région, se distingue par sa structure allongée de 18 mètres de long, délimitée par seize orthostates en schiste, une roche absente du substrat local (poudingue). Les blocs, transportés sur environ 200 mètres, forment une chambre orientée nord-sud, avec une entrée au sud et une dalle de chevet monumentale au nord. Deux tables de couverture subsistent, tandis que le tumulus d’origine était bordé de petites dalles de schiste, partiellement visibles aujourd’hui.

Selon les observations de L. Marsille, l’allée couverte aurait subi des dégradations au moment de la construction du barrage du moulin de la Née et de l’écluse voisine (à 1,5 km), lors duquel des pierres furent prélevées. Ces perturbations ont notamment affecté les orthostates du côté est, aujourd’hui disparus ou renversés vers l’intérieur. Le monument, dont l’état actuel reflète ces bouleversements, a été classé au titre des monuments historiques par décret du 10 février 1964, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale.

La structure présente une particularité architecturale : les orthostates du côté ouest, encore en place, se chevauchent, tandis que ceux du côté est ont été déplacés ou détruits. Les fouilles et études, comme celles mentionnées par Philippe Gouézin dans Les mégalithes du Morbihan intérieur (1994), soulignent l’importance de ce site dans l’étude des pratiques funéraires néolithiques en Bretagne. Le choix du schiste, matériau non local, suggère une volonté délibérée de marquer le monument, peut-être liée à des considérations symboliques ou pratiques propres à la communauté qui l’a érigé.

Liens externes