Frise chronologique
Néolithique
Construction de l’allée couverte
Construction de l’allée couverte
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d’édification du monument funéraire.
1914-1916
Première mention par L. Marsille
Première mention par L. Marsille
1914-1916 (≈ 1915)
Publication dans le *Bulletin de la Société polymathique*.
10 février 1964
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques
10 février 1964 (≈ 1964)
Protection officielle par décret ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Allée couverte de Trélan (cad. ZB 55) : classement par décret du 10 février 1964
Personnages clés
| L. Marsille - Historien local |
A documenté les dégradations du monument. |
| Philippe Gouézin - Archéologue |
A étudié les mégalithes du Morbihan. |
Origine et histoire
L’allée couverte de Trélan, située à Saint-Marcel dans le Morbihan, est un vestige mégalithique daté du Néolithique. Ce monument funéraire, typique de la région, se distingue par sa structure allongée de 18 mètres de long, délimitée par seize orthostates en schiste, une roche absente du substrat local (poudingue). Les blocs, transportés sur environ 200 mètres, forment une chambre orientée nord-sud, avec une entrée au sud et une dalle de chevet monumentale au nord. Deux tables de couverture subsistent, tandis que le tumulus d’origine était bordé de petites dalles de schiste, partiellement visibles aujourd’hui.
Selon les observations de L. Marsille, l’allée couverte aurait subi des dégradations au moment de la construction du barrage du moulin de la Née et de l’écluse voisine (à 1,5 km), lors duquel des pierres furent prélevées. Ces perturbations ont notamment affecté les orthostates du côté est, aujourd’hui disparus ou renversés vers l’intérieur. Le monument, dont l’état actuel reflète ces bouleversements, a été classé au titre des monuments historiques par décret du 10 février 1964, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale.
La structure présente une particularité architecturale : les orthostates du côté ouest, encore en place, se chevauchent, tandis que ceux du côté est ont été déplacés ou détruits. Les fouilles et études, comme celles mentionnées par Philippe Gouézin dans Les mégalithes du Morbihan intérieur (1994), soulignent l’importance de ce site dans l’étude des pratiques funéraires néolithiques en Bretagne. Le choix du schiste, matériau non local, suggère une volonté délibérée de marquer le monument, peut-être liée à des considérations symboliques ou pratiques propres à la communauté qui l’a érigé.