Frise chronologique
début des années 1970
Découverte du site
Découverte du site
début des années 1970 (≈ 1970)
Par M. L. Avignon
14 juin 1988
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
14 juin 1988 (≈ 1988)
Arrêté ministériel de protection
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Allée couverte des Bonnes Dames (cad. C 235) : inscription par arrêté du 14 juin 1988
Personnages clés
| M. L. Avignon - Découvreur du site |
A identifié l’allée dans les années 1970 |
Origine et histoire
L’allée couverte des Bonnes Dames est un site mégalithique situé à Saint-Thomas-de-Courceriers, dans le département de la Mayenne (Pays de la Loire). Composée d’une trentaine de blocs de pierre de tailles variées, elle mesure environ 7 mètres de long sur 1,50 mètre de large, orientée ouest-est. Le monument, partiellement ruiné, présente une table de couverture située à 1 mètre du sol, avec un arbre ayant poussé en son centre. Il se trouve dans un champ privé, près du lieu-dit La Haute Sorie, à 2 km au sud-ouest du bourg, visible depuis la route.
Le site a été découvert au début des années 1970 par M. L. Avignon, puis inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 14 juin 1988. Son nom, Bonnes Dames, fait référence aux fées, appelées ainsi dans le folklore local. Les allées couvertes, typiques du Néolithique, servaient généralement de sépultures collectives, reflétant les pratiques funéraires et les croyances des communautés agricoles de l’époque.
La région de la Mayenne, riche en vestiges mégalithiques, témoigne d’une occupation humaine ancienne liée à l’agriculture et à l’élevage. Ces monuments, souvent associés à des légendes, marquaient le paysage et jouaient un rôle symbolique dans l’organisation territoriale et spirituelle des populations préhistoriques. Leur préservation permet aujourd’hui d’étudier les techniques de construction et les modes de vie de ces sociétés disparues.
L’allée couverte des Bonnes Dames illustre ainsi à la fois le patrimoine architectural préhistorique et l’imaginaire collectif local, où mythes et histoire se mêlent. Son état actuel, bien que dégradé, offre un aperçu des défis de conservation des sites mégalithiques, souvent exposés aux aléas naturels et aux activités humaines.