Frise chronologique
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de l'édification mégalithique
1775
Fouilles par Dolomieu
Fouilles par Dolomieu
1775 (≈ 1775)
Première exploration documentée, sans découverte
1812
Première description par J.F. Bodin
Première description par J.F. Bodin
1812 (≈ 1812)
*Recherches historiques sur Saumur* mentionne le site
1839
Mention par Ampère
Mention par Ampère
1839 (≈ 1839)
Évocation d’un squelette et couteau de pierre
1847
Derniers vestiges du tumulus
Derniers vestiges du tumulus
1847 (≈ 1847)
Disparition progressive des traces environnantes
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle par l’État français
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Allée couverte dite la Grande Pierre couverte (cad. AE 107) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Déodat Gratet de Dolomieu - Naturaliste et explorateur |
Fouille le dolmen en 1775 |
| J.F. Bodin - Historien local |
Auteur de la première description en 1812 |
| Ampère - Savant cité en 1839 |
Évoque un squelette près du dolmen |
| Michel Gruet - Archéologue et auteur |
Classifie le dolmen comme *angevin à portique* |
Origine et histoire
Le dolmen de Bagneux, aussi nommé La Grande Pierre Couverte ou La Roche-aux-Fées, est un édifice mégalithique situé dans le hameau de Bagneux, sur la commune de Saumur (Maine-et-Loire). Avec 17,30 m de longueur et une largeur maximale de 5,40 m, il compte parmi les plus imposants dolmens de France, caractéristique de la période néolithique. Sa chambre funéraire, couverte de quatre dalles dont une fendue, s’ouvre au sud-est et est précédée d’une antichambre partielle, faisant de lui un exemple rare de dolmen angevin à portique. Les matériaux, des grès sénoniens locaux, proviennent de gisements situés à 200-400 m du site.
L’histoire documentée du dolmen débute en 1775, lorsque le naturaliste Déodat Gratet de Dolomieu (mentionné sous le nom Dolomieu dans les sources) fouille le site sans y découvrir d’objets. En 1812, J.F. Bodin en propose une première description dans ses Recherches historiques sur Saumur, suivie en 1839 par une mention d’Ampère évoquant un squelette et un couteau de pierre trouvés à proximité. Classé monument historique en 1889, le dolmen était alors entouré des vestiges d’un tumulus, encore visibles en 1847. Aujourd’hui propriété privée, sa visite est payante.
Le folklore local attribue sa construction à des entités mythiques comme les fées, les druides ou les Goths, reflétant les interrogations passées sur l’origine de ces mégalithes. Les dalles, transportées depuis les hauteurs voisines de Bournan et Terrefort, témoignent d’une maîtrise technique remarquable pour l’époque. Le site illustre aussi l’évolution des pratiques funéraires néolithiques, avec une chambre collective caractéristique de cette période.
Les sources archivistiques, comme les gravures du XIXe siècle, révèlent des modifications ultérieures : la dalle droite de l’entrée, plus mince, n’est pas originale. Michel Gruet, dans Mégalithes en Anjou (2005), confirme son statut de plus grand dolmen angevin à portique, soulignant son importance dans le patrimoine mégalithique régional. Les fouilles et descriptions successives ont permis de documenter son état, bien que son contenu funéraire ait disparu avant les premières explorations scientifiques.