Frise chronologique
entre 3000 et 2500 av. J.-C.
Construction estimée
Construction estimée
entre 3000 et 2500 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Datation par comparaison stylistique.
1843
Première mention écrite
Première mention écrite
1843 (≈ 1843)
Par Jean-Baptiste Ogée.
1884
Première description détaillée
Première description détaillée
1884 (≈ 1884)
Par Jean-Marie Abgrall.
14 juin 1909
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
14 juin 1909 (≈ 1909)
Arrêté ministériel.
milieu du XIXe siècle
Fouilles non documentées
Fouilles non documentées
milieu du XIXe siècle (≈ 1950)
Résultats inconnus.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Allée couverte de Mougau (cad. D 365) : classement par arrêté du 14 juin 1909
Personnages clés
| Jean-Baptiste Ogée - Historien et géographe |
Premier à mentionner le monument (1843). |
| Jean-Marie Abgrall - Archéologue |
Auteur de la première description (1884). |
Origine et histoire
L’allée couverte du Mougau-Bihan, aussi nommée Ti Lia Ven (« la pierre plate » en breton), est un monument mégalithique situé à Commana, dans le Finistère. Datée par comparaison entre 3000 et 2500 av. J.-C., elle se compose d’une chambre funéraire de 11 m et d’une cellule terminale de 2,30 m, le tout recouvert de cinq dalles en granite. Son orientation nord-sud et son entrée étroite, marquée par un pilier oblique, suggèrent une fonction rituelle liée aux pratiques funéraires néolithiques. Plusieurs dalles intérieures portent des sculptures en bas-relief, dont des paires de seins, des « palettes » et une hache à manche recourbé, symboles encore mal interprétés aujourd’hui.
Le monument est mentionné pour la première fois en 1843 par Jean-Baptiste Ogée, puis décrit en détail par Jean-Marie Abgrall en 1884 dans le Bulletin de la Société archéologique du Finistère. Fouillé au milieu du XIXe siècle sans résultats documentés, il est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 14 juin 1909. Son nom alternatif, Al Lia Vaen, reflète son usage comme sépulture collective pour une communauté locale, typique des allées couvertes bretonnes. Les comparaisons stylistiques avec d’autres sites mégalithiques de la région ont permis d’affiner sa datation.
Les ornements sculptés, notamment les motifs de seins et d’outils, pourraient évoquer des symboles de fertilité ou de statut social, courants dans l’art mégalithique. La dalle de chevet, séparant la chambre de la cella, porte une représentation unique de hache-crosse, rare dans le répertoire breton. Le site, bien que partiellement étudié, reste un témoignage majeur des pratiques funéraires et artistiques du Néolithique final en Armorique. Son état de conservation et ses particularités architecturales en font un sujet d’étude pour les archéologues, comme en attestent les travaux de Yohann Sparfel et Yvan Pailler (2011).