Frise chronologique
Néolithique
Construction de l'allée couverte
Construction de l'allée couverte
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction estimée du monument.
1975
Classement monument historique
Classement monument historique
1975 (≈ 1975)
Protection officielle par arrêté ministériel.
1977
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1977 (≈ 1977)
Ramassage de surface, découverte de tessons.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Allée couverte : classement par arrêté du 13 mai 1975
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage identifié |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique spécifique lié à ce monument. |
Origine et histoire
L'allée couverte de l'île Coalen est un monument mégalithique situé sur l'estran de l'île du même nom, à Lanmodez, dans les Côtes-d'Armor. Construite durant le Néolithique, elle mesure 7,20 mètres de long pour 1,40 mètre de large, délimitée par des orthostates en granite de Perros. Aujourd'hui en grande partie ruinée, elle ne conserve plus ses dalles de couverture, mais des vestiges comme une dalle de chevet et des blocs latéraux subsistent.
Le site, classé monument historique en 1977, est accessible uniquement à marée basse, car il se trouve à 0 mètre d'altitude. Des fouilles menées en 1977 ont révélé des tessons de poterie et des déchets de silex, attestant d'une occupation humaine ancienne. Le monument illustre les pratiques funéraires et culturelles des communautés néolithiques de la région.
L'allée couverte de l'île Coalen s'inscrit dans un ensemble plus large de sites mégalithiques des Côtes-d'Armor, typiques de la Bretagne. Ces structures, souvent liées à des rites funéraires, témoignent de l'organisation sociale et spirituelle des populations de l'époque. Leur implantation sur des îles ou des estrans suggère une relation symbolique avec les cycles naturels, comme les marées.
La protection du site en 1977 souligne son importance patrimoniale, bien que son état de conservation reste précaire. Les dalles en granite de Perros, caractéristiques de la région, renforcent son ancrage géographique et historique. Aujourd'hui, le monument attire l'attention des archéologues et des passionnés de mégalithes, malgré les défis posés par son environnement maritime.
Les recherches menées sur le site, notamment par Anne Marchat et Michelle Le Brozec en 1991, ont contribué à documenter son histoire. Leur ouvrage Les mégalithes de l'arrondissement de Lannion fournit des détails sur sa structure et son contexte régional. Ces travaux restent une référence pour comprendre les allées couvertes bretonnes et leur rôle dans les sociétés néolithiques.