Frise chronologique
Fin du XLᵉ siècle av. J.-C.
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Fin du XLᵉ siècle av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Allée couverte sous tumulus datée.
XVᵉ siècle av. J.-C.
Tombelles de l’Âge du fer
Tombelles de l’Âge du fer
XVᵉ siècle av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Sépultures circulaires environnantes.
1889
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle du site.
1928
Nouveau classement (confirmation)
Nouveau classement (confirmation)
1928 (≈ 1928)
Tumulus répertorié à nouveau.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Allée couverte sous tumulus, dolmen du Rocher (cad. A 1416) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Sources ne mentionnent aucun acteur historique. |
Origine et histoire
Le tumulus de Kernours, aussi appelé dolmen du Rocher, est un monument funéraire préhistorique situé au lieu-dit Le Rocher, sur la commune du Bono, dans le Morbihan (Bretagne). Ce site se compose d’une allée couverte en forme de L, longue de 18 mètres, soutenue par 36 pierres et recouverte de 14 tables de pierre. Classé Monument Historique dès 1889, il abrite des gravures symboliques, dont un poulpe (ou morgate), emblème supposé d’une tribu maritime. Sa construction remonte à la fin du XLe siècle av. J.-C., en faisant une sépulture collective caractéristique du Néolithique.
Sous le tumulus principal, le dolmen est entouré de six sépultures circulaires (appelées tombelles), datées de l’Âge du fer (vers le XVe siècle av. J.-C.). Ces tombelles ont livré 24 bracelets en bronze, dont certains sont aujourd’hui exposés au Musée de préhistoire de Carnac. Le site illustre ainsi l’évolution des pratiques funéraires sur plusieurs millénaires, depuis le Néolithique jusqu’à l’Âge du fer, dans une région marquée par une forte densité de mégalithes.
Le tumulus de Kernours est propriété du département du Morbihan. Son état de conservation et sa localisation (5760 Le Paluden, 56400 Le Bono) en font un témoignage majeur du patrimoine méconnu de la Bretagne méridionale. Les fouilles et études menées sur place ont permis de mieux comprendre les rituels funéraires et l’organisation sociale des communautés préhistoriques locales, bien que certaines zones d’ombre subsistent, comme la signification exacte des gravures ou l’identité des défunts inhumés.