Construction présumée Ier siècle (seconde moitié) (≈ 150)
Période flavienne, intégration au centre-ville
Fin du IVe siècle
Abandon du monument
Abandon du monument Fin du IVe siècle (≈ 495)
Récupération des matériaux, inhumations
2003
Redécouverte fortuite
Redécouverte fortuite 2003 (≈ 2003)
Fouilles pour parking souterrain
2007
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 2007 (≈ 2007)
Étude partielle du quart sud-ouest
15 novembre 2019
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 15 novembre 2019 (≈ 2019)
Protection totale des vestiges
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
"Les vestiges de l'amphithéâtre romain, situés dans le parking " de l'amphithéâtre " (cad. domaine public, non cadastré) : inscription par arrêté du 28 décembre 2009 ; Les vestiges de l'amphithéâtre gallo-romain situés dans une crypte archéologique aménagée dans le parking de l'Amphithéâtre, allées Fénelon, tels que délimités en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. domaine public non cadastré) : classement par arrêté du 15 novembre 2019"
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources archéologiques anonymes
Origine et histoire de l'Amphithéâtre
L'amphithéâtre de Cahors, construit dans la ville gallo-romaine de Divona Cadurcorum (actuelle Cahors, Lot), date probablement de la seconde moitié du Ier siècle, sous la dynastie flavienne. Ce monument de 120 × 90 mètres, intégré au cœur urbain près du forum et du temple circulaire, est une rareté hors de la Gaule narbonnaise. Son implantation exploite la pente naturelle vers le Lot, réduisant les travaux de maçonnerie pour la cavea (gradins). Abandonné à la fin du IVe siècle, il devient une friche, puis un lieu d'inhumations et de récupération de matériaux.
La redécouverte de l'amphithéâtre en 2003 est fortuite : des fouilles pour un parking souterrain révèlent 50 mètres de son mur extérieur, sous les allées Fénelon. Les vestiges, étudiés lors de fouilles préventives en 2007, montrent une structure massive avec des murs rayonnants, des caissons remblayés, et des escaliers extérieurs similaires à ceux de Pompéi. Une crypte archéologique, ouverte au public, expose ces vestiges depuis leur classement aux Monuments Historiques en 2019 (remplaçant une inscription partielle de 2009).
Les fouilles ont mis au jour des ateliers de construction (fours à chaux, forges) devant l'amphithéâtre, liés à son chantier. Son arène, non localisée, et sa capacité restent inconnues. Les maçonneries, en petit appareil calcaire et grès de Figeac (à 70 km), illustrent des techniques variées selon la visibilité des parties. L'édifice symbolise l'urbanisation romaine de Divona, chef-lieu des Cadurques, dotée aussi d'un théâtre, de thermes, et d'un sanctuaire.