Frise chronologique
1505
Construction de la maison
Construction de la maison
1505 (≈ 1505)
Date gravée sur la façade pour deux chanoines.
20 juillet 1923
Classement monument historique
Classement monument historique
20 juillet 1923 (≈ 1923)
Protection officielle par l'État français.
septembre 1994
Incendie du restaurant Ty-Coz
Incendie du restaurant Ty-Coz
septembre 1994 (≈ 1994)
Destruction partielle avant restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison du XVIe siècle, dite Maison du Guesclin (cad. A 1449) : classement par arrêté du 20 juillet 1923
Personnages clés
| Bertrand Du Guesclin - Connétable de France (légende populaire) |
Associé à tort à la maison. |
| Adolphe Orain - Folkloriste breton (1892) |
Démentit le mythe de Du Guesclin. |
| Deux chanoines anonymes - Commanditaires (Saint-Michel et Saint-Sébastien) |
Propriétaires initiaux de la maison double. |
Origine et histoire
An Ti Kozh, littéralement « la vieille maison » en breton, est une maison canoniale double construite en 1505 dans le centre historique de Rennes, au 3 rue Saint-Guillaume. Elle fut édifiée pour deux chanoines de la cathédrale voisine, l’un dédié à Saint-Michel et l’autre à Saint-Sébastien, comme en témoignent les sculptures des portes d’entrée. Son architecture en encorbellement, typique de l’époque moderne, reflète une astuce fiscale : les étages en surplomb permettaient d’agrandir l’espace habitable sans payer d’impôt sur le sol.
La tradition populaire associait longtemps cette maison à Bertrand Du Guesclin, un célèbre connétable de France, mais des sources comme Adolphe Orain (1892) ont démontré qu’elle fut construite deux siècles après sa mort. Classée monument historique depuis le 20 juillet 1923, elle abritait autrefois le restaurant Ty-Coz, jusqu’à un incendie en 1994. Sa façade porte une inscription en breton : « TI-KOZ AMAÑ E KOMZER BREZONEG » (« Ici, on parle breton »), soulignant son ancrage culturel.
Architecturalement, An Ti Kozh se distingue par ses trois étages en encorbellement, ses poutres sculptées et ses deux statues de saints en bois sous le premier étage. Propriété privée, elle illustre le patrimoine médiéval rennais, mêlant histoire religieuse, légende populaire et héritage linguistique breton. Son nom actuel, An Ti Kozh, perpétue cette mémoire, tandis que sa localisation derrière la cathédrale renforce son lien avec le clergé du XVIe siècle.