Ancien archevêché dans le Gers

Ancien archevêché

  • 32000 Auch
Ancien archevêché
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Ancien archevêché
Ancien archevêché
Ancien archevêché
Ancien archevêché
Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons
Propriété du département

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
Début du XIIe siècle
Construction initiale
1602
Rebâtir l'édifice
1712
Travaux inachevés
1744
Agrandissement du palais
1750-1770
Achèvement de la structure
1800-1804
Résidence du préfet
1823
Restitution à l'archevêché
22 mars 1930
Inscription monument historique
30 novembre 1944
Inscription du jardin
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ancien archevêché : inscription par arrêté du 22 mars 1930 ; Jardin entourant l'ancien archevêché : inscription par arrêté du 30 novembre 1944

Personnages clés

Raymond II d'Auch Archevêque ayant fait construire le nouveau palais au début du XIIe siècle.
Léonard de Trappes Archevêque ayant entrepris de rebâtir l'édifice en 1602.
Augustin de Maupeou Archevêque ayant initié des travaux avant sa mort en 1712.
Jean-Baptiste Alexandre Le Blond Architecte ayant travaillé sur les travaux initiés par Augustin de Maupeou.
Jean-François de Montillet de Grenaud Archevêque pour qui la structure actuelle fut achevée entre 1750 et 1770.
Monseigneur Jean Flandrin Archevêque ayant construit une chapelle dans le sous-sol.
Pie VII Pape ayant promulgué la bulle rétablissant l'archevêché d'Auch en 1822.

Origine et histoire

L'ancien archevêché, aujourd'hui hôtel de préfecture du Gers, est situé à Auch (Gers, Occitanie). Le palais archiépiscopal actuel date du XVIIIe siècle, une grande partie de ses façades ayant été refaites au XIXe siècle. La façade sur cour est ornée de pilastres corinthiens. En sous-sol se trouvent une chapelle due à Monseigneur Jean Flandrin (1378-1390) et un fragment de salle capitulaire romane. Le grand salon de réception et les appartements du préfet datent du XVIIIe siècle. Le sous-sol, le rez-de-chaussée et le premier étage ont été aménagés pour accueillir des bureaux. L'édifice est entouré d'un jardin qui domine la vallée du Gers. L'ancien archevêché est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 22 mars 1930, et son jardin l'est par arrêté du 30 novembre 1944. Au début du XIIe siècle, l'archevêque Raymond II d'Auch fit construire un nouveau palais à l'emplacement du bâtiment actuel ainsi que des parties correspondant aux sacristies et aux prisons départementales, y compris la tour dite tour d'Armagnac. En 1602, l'archevêque Léonard de Trappes entreprit de rebâtir et de poursuivre l'édifice « à l'endroit qui tire vers les prêcheurs », après accord de la municipalité. L'archevêque Augustin de Maupeou fit démolir l'ancien palais et confia des travaux à Jean-Baptiste Alexandre Le Blond, mais il mourut en 1712 avant leur achèvement. La structure actuelle, achevée au XVIIIe siècle, fut poursuivie pour l'archevêque Jean-François de Montillet de Grenaud entre 1750 et 1770, conservant toutefois des éléments médiévaux. Pour permettre l'agrandissement du palais, la municipalité concéda la rue Saint-Taurin le 15 mars 1744 et l'archevêque acheta des maisons alentour en 1749. À la création des préfets, une partie du palais servit de résidence au préfet de 1800 à 1804, une autre accueillit les tribunaux et le reste constitua le logement du sénateur de la cohorte d'Agen. Cette dernière partie fut restituée à l'archevêque en 1823, à la suite de la signature du Concordat du 11 juin 1817 (non appliqué) et de la bulle du 6 octobre 1822 promulguée par le pape Pie VII, qui rétablit l'archevêché d'Auch.

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