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Ancien asile des aliénés, aujourd'hui Centre Hospitalier Spécialisé de l'Yonne à Auxerre dans l'Yonne

Ancien asile des aliénés, aujourd'hui Centre Hospitalier Spécialisé de l'Yonne

  • 4 Avenue Charles de Gaulle
  • 89000 Auxerre
Ancien asile des aliénés, aujourdhui Centre Hospitalier Spécialisé de lYonne
Ancien asile des aliénés, aujourdhui Centre Hospitalier Spécialisé de lYonne
Ancien asile des aliénés, aujourdhui Centre Hospitalier Spécialisé de lYonne
Ancien asile des aliénés, aujourdhui Centre Hospitalier Spécialisé de lYonne
Ancien asile des aliénés, aujourdhui Centre Hospitalier Spécialisé de lYonne
Ancien asile des aliénés, aujourdhui Centre Hospitalier Spécialisé de lYonne
Ancien asile des aliénés, aujourdhui Centre Hospitalier Spécialisé de lYonne
Ancien asile des aliénés, aujourdhui Centre Hospitalier Spécialisé de lYonne
Ancien asile des aliénés, aujourdhui Centre Hospitalier Spécialisé de lYonne
Ancien asile des aliénés, aujourdhui Centre Hospitalier Spécialisé de lYonne
Ancien asile des aliénés, aujourdhui Centre Hospitalier Spécialisé de lYonne
Ancien asile des aliénés, aujourdhui Centre Hospitalier Spécialisé de lYonne
Ancien asile des aliénés, aujourdhui Centre Hospitalier Spécialisé de lYonne
Crédit photo : Robin Chubret - Sous licence Creative Commons
Propriété d'un établissement public départemental
1 Résidence le Clos des Vignes 89000 Auxerre

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1675
Fondation de l’hôpital général
1761
Reconstruction de la chapelle
1838
Création de l’asile départemental
1840-1858
Construction des pavillons
1937
Devenu hôpital psychiatrique
2002
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Au n° 4, avenue Charles-de-Gaulle : la chapelle de l'ancien Hôpital Général, en totalité ; les façades et toitures de l'ensemble des bâtiments hospitaliers construits au XIXe siècle, y compris les dépendances : réservoir, ancien bûcher, pavillons du concierge et du jardinier chef, morgue ; le portail et le mur sur rue ; les galeries de circulation reliant les bâtiments ; l'espace paysager inscrit à l'intérieur du périmètre, autrefois délimité par un saut-de-loup, du mur de clôture (cad. EV 119) ; au n° 2, avenue Charles-de-Gaulle : la maison du médecin directeur (cad. EV 42) : inscription par arrêté du 2 avril 2002

Personnages clés

Nicolas Colbert - Évêque d’Auxerre Fonda l’hôpital général en 1675.
Jacques-Henri Girard de Cailleux - Médecin-directeur Conçut l’asile selon les principes d’Esquirol.
Baron Haussmann - Préfet de l’Yonne (1850-1852) Permit l’achèvement des travaux en 1858.
Jean Boivin - Architecte départemental Dirigea la construction des pavillons.
Pierre Scherrer - Médecin-chef (1942-1975) Témoigna des conditions sous l’Occupation.

Origine et histoire

L’asile départemental de l’Yonne, fondé en 1838 suite à la loi sur les aliénés, fut conçu par le docteur Girard de Cailleux selon les principes thérapeutiques d’Esquirol. Implanté sur l’emplacement d’un ancien hôpital général du XVIIe siècle, il sépare les malades par pathologie dans des pavillons symétriques, reliés par des galeries couvertes. La chapelle Notre-Dame-de-Lorette (1761), à façade néo-classique, et les bâtiments du XIXe siècle (1840-1860) sont inscrits aux monuments historiques depuis 2002.

L’établissement, modèle pour d’autres asiles français comme Sainte-Anne, bénéficia du soutien du préfet Haussmann (1850-1852), qui permit l’achèvement des travaux en 1858. Alimenté par une source distante via un tunnel de 340 m, il intégrait jardins potagers et le clos de la Chaînette, vignoble historique. Réquisitionné par la Waffen-SS en 1944, il devint centre hospitalier spécialisé en 1980 avant d’être transformé en résidence (Clos des Vignes) en 2005, conservant ses structures du XIXe siècle.

L’hôpital général originel (1675), fondé par l’évêque Nicolas Colbert pour les orphelins et vieillards, abritait une manufacture de coton au XVIIIe siècle. La chapelle, reconstruite en 1761 par l’architecte Durand, fut préservée lors de la démolition partielle des bâtiments en 1824 pour laisser place à l’asile. Les plans symétriques, inspirés des théories d’Esquirol, classaient les malades en quatre catégories (paisibles, agités, etc.), avec des ateliers et espaces verts comme outils thérapeutiques.

Les architectes Jean Boivin et M. Piéplu dirigèrent les travaux (1841-1858), tandis que le baron Haussmann, futur préfet de la Seine, y vit un prototype pour les asiles parisiens. Le réservoir, la morgue, et la maison du médecin-directeur (inscrits en 2002) complètent l’ensemble, aujourd’hui propriété publique départementale. Les nouveaux bâtiments hospitaliers (2003-2006) ont remplacé les structures obsolètes, mais les pavillons historiques, symboles de l’évolution psychiatrique, subsistent.

Liens externes

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