Ouverture de la ligne 1873 (≈ 1873)
Ouverture de la ligne de Nizan à Saint-Symphorien, vouée à l'exploitation forestière.
1886
Rachat par la Société générale
Rachat par la Société générale 1886 (≈ 1886)
Rachat de l'atelier par la Société générale des chemins de fer économiques.
1891
Construction du bâtiment
Construction du bâtiment 1891 (≈ 1891)
Construction du bâtiment actuel de l'atelier.
1895
Agrandissement du dépôt
Agrandissement du dépôt 1895 (≈ 1895)
Agrandissement du dépôt et des ateliers, et raccordement de la voie des ateliers à la voie n°4.
1940
Nouvel agrandissement
Nouvel agrandissement 1940 (≈ 1940)
Nouvel agrandissement de l'atelier.
1978
Fermeture définitive
Fermeture définitive 1978 (≈ 1978)
Fermeture définitive de l'atelier en raison de la baisse de l'activité forestière.
21 novembre 1989
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 21 novembre 1989 (≈ 1989)
Inscription de l'atelier aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Atelier des Chemins de Fer Economiques de la Gironde (ancien) avec son outillage immeuble par destination, la plaque-tournante, le château d'eau, le hanger et les voies ferrées subsistantes (cad. AE 55) : inscription par arrêté du 22 novembre 1989
Origine et histoire
Le réseau des Chemins de Fer économiques de la Gironde s'étendait sur 327 km et comprenait initialement 38 locomotives à vapeur 030T ; à partir de 1931 il comportait 27 autorails, puis en 1946 dix locomotives diesel-électriques, et le parc de matériel marchandises atteignit 621 unités en 1925. Trois ateliers assuraient l'entretien de ce matériel à Saint-Ciers-sur-Gironde, Lacanau et Saint-Symphorien ; seul celui de Saint-Symphorien subsiste. L'atelier est implanté près de l'ancienne gare de Saint-Symphorien, sur le tracé désormais déclassé et déposé de la ligne du Nizan à Luxey. Créé à la suite de l'ouverture en 1873 de la ligne de Nizan à Saint-Symphorien, vouée à l'exploitation forestière, il fut racheté en 1886 par la Société générale des chemins de fer économiques et intégré au réseau de la Gironde ; le bâtiment actuel, construit en 1891, devint l'un des trois ateliers du réseau avec Lacanau et Blayes. Les travaux d'agrandissement du dépôt et des ateliers furent achevés en 1895, puis la voie des ateliers fut raccordée à la voie n°4 pour faciliter les manœuvres ; l'atelier connut un nouvel agrandissement en 1940. Le site a été définitivement fermé en 1978, probablement en raison de la forte baisse de l'activité forestière en Gironde et dans les Landes qui affecta également l'usine de distillation de produits résineux de Saint-Symphorien. Inscrit aux monuments historiques le 21 novembre 1989, le bâtiment conserve son organisation intérieure et son équipement d'origine. C'est un vaste atelier de plan rectangulaire, avec des murs de briques renforcés par une armature en bois et une charpente également en bois ; le sol est en partie recouvert de pavés en pin pour des raisons de sécurité. Une voie intérieure traversait l'atelier et permettait de placer les wagons au-dessus d'une fosse afin d'accéder facilement aux essieux, roues et autres éléments à réparer. Tous les éléments de la transmission par courroie sont encore en place et l'atelier abrite un important parc de machines-outils : tours pour profiler les essieux et tours à bancs rompus, presses hydrauliques, postes de soudage, vérins synchronisés pour soulever les wagons, ainsi que divers petits outillages tels que étaux-limeurs, cisailleuses, perceuses radiales et fraiseuses à tête universelle. Ces équipements permettent de comprendre les méthodes d'entretien et de réparation qui y étaient pratiquées.