Frise chronologique
1629
Création du Bureau des Pauvres
Création du Bureau des Pauvres
1629 (≈ 1629)
Fondation par les Trois Corps de Beauvais.
1777–1792
Construction du bâtiment rue Buzenval
Construction du bâtiment rue Buzenval
1777–1792 (≈ 1785)
Agrandissement majeur au XVIIIe siècle.
11 décembre 1987
Classement et inscription
Classement et inscription
11 décembre 1987 (≈ 1987)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancien hôtel Saint-Just et la chapelle de brique et de pierre qui lui est attenante côté Nord (cad. L 18) : classement par arrêté du 11 décembre 1987 ; Façades et toitures sur rue et sur cour du bâtiment de la rue de Buzenval, y compris ses amorces de retour au Nord-Ouest et Nord-Est ; à l'intérieur de ce bâtiment : l'escalier à balustres et la cheminée de l'appartement de l'administrateur ; le bâtiment à pan de bois à l'angle de la rue du 27-Juin et de la rue de Gesvres (cad. L 16, 18) : inscription par arrêté du 11 décembre 1987
Personnages clés
| Trois Corps de Beauvais - Fondateurs (municipalité, évêque, chapitre) |
Créateurs du Bureau des Pauvres en 1629. |
Origine et histoire
Le Bureau des Pauvres de Beauvais fut créé en 1629 par les Trois Corps (municipalité, évêque et chapitre) pour gérer l’assistance aux indigents et marginaux, en intégrant la maladrerie Saint-Lazare. Cet acte marqua un tournant : l’institution ne se limita plus aux malades contagieux, mais étendit son rôle à l’accueil des pauvres, tout en les éloignant de la cité. L’ensemble s’implanta dans le quartier Saint-Laurent, autour de bâtiments préexistants comme l’hôtel Saint-Just (XIVe siècle) et sa chapelle (XVIe siècle).
Au XVIIIe siècle, le Bureau des Pauvres connut une expansion majeure avec la construction d’un grand bâtiment rue Buzenval (1777–1792) et d’un édifice à pans de bois à l’angle des rues du 27-Juin et de Gesvres. Ces ajouts reflétaient une organisation croissante de l’assistance publique. Au XIXe siècle, de nouveaux bâtiments reprirent les tracés anciens, bien que leur qualité d’exécution fût jugée médiocre. L’ensemble fut finalement classé et inscrit aux monuments historiques en 1987.
L’institution illustre l’évolution des politiques sociales à Beauvais, passant d’une gestion ecclésiastique et municipale fragmentée à une structure centralisée. Les bâtiments, mêlant héritage médiéval et architectures des Lumières, témoignent de cette transition. Leur protection patrimoniale souligne leur rôle dans l’histoire urbaine et caritative de la région.
Aujourd’hui, l’Ancien Bureau des Pauvres se compose de plusieurs éléments protégés : l’hôtel Saint-Just et sa chapelle (classés), les façades du bâtiment rue Buzenval avec son escalier intérieur, et le bâtiment à pans de bois (inscrits). Ces vestiges matérialisent près de cinq siècles d’histoire sociale, depuis l’accueil des lépreux jusqu’à la gestion moderne de la pauvreté.