Crédit photo : PIERRE ANDRE LECLERCQ (d · c · b) - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1971-1973
Construction du carmel
Construction du carmel
1971-1973 (≈ 1972)
Édification par Philippe Lepère sur terrain offert.
30 novembre 1974
Inauguration officielle
Inauguration officielle
30 novembre 1974 (≈ 1974)
Ouverture aux 22 carmélites de Lisieux.
1996
Départ des carmélites
Départ des carmélites
1996 (≈ 1996)
Fermeture définitive du couvent.
21 novembre 2001
Classement partiel
Classement partiel
21 novembre 2001 (≈ 2001)
Façades et toitures inscrites MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures (à l'exception des adjonctions : coursives et terrasses en bois) (cad. PP 270 à 273) : inscription par arrêté du 21 novembre 2001
Personnages clés
| Philippe Lepère - Architecte |
Concepteur du carmel, inspiré par Le Corbusier. |
| Comte de Montalembert - Mécène |
Donateur du terrain pour le couvent. |
| Carmélites de Lisieux - Communauté religieuse |
Occupantes initiales du carmel (1974-1996). |
Origine et histoire
L’ancien carmel d’Ascq, situé au 99 rue Masséna à Villeneuve-d’Ascq (Nord), est un couvent édifié entre 1971 et 1973 sur un terrain offert par le comte de Montalembert. Conçu par l’architecte Philippe Lepère, il accueille initialement 22 carmélites rattachées à la fédération de Lisieux. Son inauguration a lieu le 30 novembre 1974, marquant l’aboutissement d’un projet mêlant spiritualité et modernité architecturale.
Le bâtiment, représentatif du style brutaliste, se compose de modules en béton peint en blanc, surélevés de 80 cm pour s’adapter au terrain marécageux. La chapelle, placée au centre, est entourée d’espaces d’habitation couverts en terrasse. Un parc paysager, incluant une roseraie et des allées, complète l’ensemble, symbolisant à la fois l’isolement des religieuses et leur intégration dans la ville nouvelle.
Les carmélites quittent définitivement le site en 1996. En 2001, les façades et toitures (hors ajouts postérieurs) sont inscrites aux monuments historiques par arrêté du 21 novembre. L’architecture, inspirée de Le Corbusier, et le dialogue entre béton et nature font de ce lieu un témoignage unique du patrimoine religieux et moderne des Hauts-de-France.
Le projet répondait aussi à une volonté de proximité avec les étudiants du campus de Villeneuve-d’Ascq, reflétant l’ouverture du couvent vers la société contemporaine. Aujourd’hui, le site conserve une valeur patrimoniale forte, alliant héritage spirituel et audace architecturale.