Frise chronologique
1er avril 1851
Début du fonçage
Début du fonçage
1er avril 1851 (≈ 1851)
Lancement des travaux du puits n°1.
1852
Première production
Première production
1852 (≈ 1852)
Extraction de houille grasse innovante.
mai 1883
Création du puits n°1 bis
Création du puits n°1 bis
mai 1883 (≈ 1883)
Puits moderne remplaçant le n°1.
1936 ou 1938
Fermeture du puits n°1
Fermeture du puits n°1
1936 ou 1938 (≈ 1938)
Comblage et destruction des installations.
1946
Nationalisation
Nationalisation
1946 (≈ 1946)
Intégration au Groupe de Béthune.
1968
Fermeture définitive
Fermeture définitive
1968 (≈ 1968)
Fin de l’extraction, reconversion industrielle.
1er décembre 2009
Classement monument historique
Classement monument historique
1er décembre 2009 (≈ 2009)
Protection des bâtiments et enceintes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures des bâtiments et enceinte de l'ancien carreau de la fosse n° 1, comprenant le bâtiment de la machine d'extraction du puits n° 1bis avec ses dispositifs techniques encore en place, les ateliers qui lui sont accolés, les magasins et les écuries situés à l'arrière du carreau et le garage en béton situé à l'entrée du carreau sur la rue Nationale, et l'enceinte en briques sur la rue Nationale avec sa guérite d'entrée (cad. AM 439, 490, 492) : inscription par arrêté du 1er décembre 2009
Personnages clés
| Adrien Aubé de Bracquemont - Fondateur et innovateur |
Dirigea la compagnie, introduisit des techniques modernes. |
Origine et histoire
Le carreau de la fosse n° 1 de la Compagnie des mines de Vicoigne-Noeux-Drocourt, situé à Noeux-les-Mines, fut inauguré en 1851 sous l’impulsion d’Adrien Aubé de Bracquemont. Ce site marqua une rupture technologique dans l’exploitation minière régionale : premier puits de 4 mètres de diamètre (contre 3 mètres auparavant), machines d’épuisement et d’extraction innovantes, et production rapide de houille grasse dès 1852. La fosse devint un modèle, copié par les autres compagnies du bassin.
En 1883, le puits n° 1 bis, plus moderne, fut creusé à 63 mètres du premier, rendant ce dernier obsolète pour l’extraction (il servit dès lors à l’aérage). Le site s’étendit avec des cités ouvrières, une église (Sainte-Barbe), une coopérative et une pharmacie, formant une communauté autonome. Malgré un coup de poussière mortel en 1885, la production continua jusqu’à la nationalisation de 1946, puis la fermeture définitive en 1968, suivie d’une reconversion industrielle.
Classé monument historique en 2009-2010, le carreau conserve ses bâtiments emblématiques : machine d’extraction du puits n° 1 bis, ateliers centraux, grands bureaux, église, coopérative et pharmacie. Le terril adjacent, boisé, est aujourd’hui un espace vert. Les têtes des puits, matérialisées par Charbonnages de France, rappellent l’histoire minière, tandis qu’un petit musée local perpétue cette mémoire industrielle.
La fosse n° 1 fut comblée entre 1936 et 1938, ses installations détruites. Le puits n° 1 bis, modernisé en 1948, cessa son activité en 1968 après avoir atteint 703 mètres de profondeur. Le site, symbole de l’âge d’or et du déclin du charbon, illustre aussi la reconversion économique des Hauts-de-France, avec son terril préservé et ses bâtiments protégés, témoins d’un patrimoine technique et social unique.