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Ancien cimetière à Talmont-sur-Gironde en Charente-Maritime

Ancien cimetière

    4 Rue de l'Église
    17120 Talmont-sur-Gironde
Propriété de la commune
Ancien cimetière
Ancien cimetière
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Ancien cimetière
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Ancien cimetière
Ancien cimetière
Ancien cimetière
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Ancien cimetière
Ancien cimetière
Ancien cimetière
Ancien cimetière
Crédit photo : Henry SALOMÉ - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
21 février 1934
Classement monument historique
Années 1950
Fin de la séparation confessionnelle
1996
Déplacement d’un cénotaphe
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Cimetière (ancien), bordant l'église : classement par arrêté du 21 février 1934

Personnages clés

Épouse d’un capitaine de navire (décédée en 1845) - Dédicataire d’un cénotaphe Épitaphe latine célébrée dans le cimetière.

Origine et histoire

L’ancien cimetière de Talmont-sur-Gironde, appelé Clouzit au Moyen Âge, entourait traditionnellement l’église Sainte-Radegonde, suivant la coutume saintongeaise des cimetières clos (clouzits). Il était divisé en deux enclos distincts jusqu’aux années 1950 : l’un réservé aux catholiques, l’autre aux protestants, séparés par une rue nommée Rue des canons menant au parvis. Ce cimetière marin, exposé aux vents et à l’érosion, abrite encore des tombes du XVIIIe siècle, dont des cénotaphes sculptés reflétant un renouveau de l’art funéraire à cette époque. L’un d’eux, dédié à l’épouse d’un capitaine de navire décédée en 1845, a été déplacé au musée local en 1996.

Classé monument historique le 21 février 1934, le cimetière est indissociable de l’histoire de l’église voisine, elle-même édifiée dès le XIe siècle par les bénédictins de Saint-Jean-d’Angély. Son emplacement sur une falaise surplombant l’estuaire de la Gironde l’a exposé aux tempêtes et à l’érosion, comme en témoigne l’effondrement partiel de l’église au cours des siècles. Les roses trémières, fleurissant en été, ajoutent une dimension poétique à ce lieu chargé de mémoire, où se mêlent histoire maritime, religieuse et funéraire.

Le cimetière conserve également des traces de l’organisation sociale passée, avec sa séparation confessionnelle jusqu’au milieu du XXe siècle. Cette division reflétait les tensions ou coexistences entre communautés dans une région marquée par le protestantisme depuis les guerres de Religion. Les épitaphes latines et les monuments funéraires, comme celui du capitaine de navire, rappellent l’importance de la navigation et du commerce maritime pour Talmont-sur-Gironde, village tourné vers l’estuaire et ses dangers.

Contrairement à l’église, dont les restaurations successives (notamment sous l’impulsion d’André Malraux dans les années 1960) ont effacé certains ajouts post-médiévaux, le cimetière a préservé une partie de son aspect d’origine. Son classement en 1934 a permis de protéger ce patrimoine fragile, aujourd’hui intégré au paysage pittoresque du village, entre falaises, église romane et vue sur la Gironde. Les fouilles et découvertes, comme celles de la crypte-ossuaire en 1929, soulignent son lien avec les pratiques funéraires médiévales et modernes.

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