Construction du portail 1625 (≈ 1625)
Date gravée sur le portail principal.
1868
Construction du couvent des Carmélites
Construction du couvent des Carmélites 1868 (≈ 1868)
Partie du clos transformée en établissement religieux.
1er juin 1927
Classement monument historique
Classement monument historique 1er juin 1927 (≈ 1927)
Inscription du portail à l’inventaire.
1944
Dégâts lors de la bataille de Caen
Dégâts lors de la bataille de Caen 1944 (≈ 1944)
Couvre-feu et destructions partielles pendant la Libération.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte monumentale sur rue : inscription par arrêté du 1er juin 1927
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique spécifique.
Origine et histoire
Le portail du Clos des Coutures, daté de 1625, est un édifice emblématique situé à Caen, dans le département du Calvados. Il constituait l’entrée principale d’un vaste domaine agricole appartenant à l’abbaye aux Dames, un monastère féminin fondé au XIe siècle. Ce clos, entouré de murs en pierre, s’étendait entre les actuelles avenue Georges-Clemenceau, avenue Croix-Guérin, rue d’Hérouville et une ligne reliant deux points précis de ces voies. Son nom, « Coutures », évoque son usage agricole, typique des terres monastiques médiévales et modernes.
Au XIXe siècle, le clos des Coutures subit des transformations majeures. En 1868, l’Ordre du Carmel y établit un couvent sur une partie du terrain, partiellement détruit lors de la bataille de Caen en 1944, puis reconstruit à l’identique. Malgré cette urbanisation progressive, le site conserve longtemps un caractère rural, avec quelques maisons dispersées et l’institut Lemonnier, reconstruit après 1944. Le portail, seul vestige monumental du XVIIe siècle, est inscrit aux monuments historiques le 1er juin 1927, témoignant de son importance patrimoniale.
Le cadastre napoléonien révèle l’ampleur originale du domaine, délimité par des chemins devenus des axes urbains majeurs. La place Saint-Gilles, où se dresse le portail, était un carrefour stratégique entre Caen, Colombelles et Ouistreham. L’urbanisation totale du clos au XXe siècle efface progressivement son passé agricole, mais le mur d’enceinte reste partiellement visible, rappelant son histoire liée à l’abbaye aux Dames. Aujourd’hui, le portail et les traces du mur offrent un aperçu de l’organisation spatiale et économique des abbayes normandes à l’époque moderne.
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