Propriété d'une association ; propriété de la commune
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction du doyenné
Construction du doyenné XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église, des cloîtres et des bâtiments conventuels par les religieux.
XVe siècle
Reconstruction et modifications
Reconstruction et modifications XVe siècle (≈ 1550)
Le bâtiment fut relevé et la façade percée de fenêtres à meneaux.
XVIIIe siècle
Reconstruction du logis
Reconstruction du logis XVIIIe siècle (≈ 1850)
Le logis de l'abbé fut entièrement reconstruit et un escalier en pierre avec une rampe en fer forgé fut ajouté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien réfectoire des Moines (façades et toitures) ; l'ancienne salle capitulaire et l'ancienne sacristie attenante (façades et toitures) ; l'ancien logis de l'abbé (façades, toitures et escalier avec sa rampe en fer forgé) (cad. C 758, 745, 746, 759) : classement par arrêté du 17 septembre 1964
Personnages clés
Emilian
Ermite venu de Bretagne qui rassembla des disciples et creusa une église monolithe.
Olivier
Vicomte de Castillon qui possédait le site en 1080 avant de l'abandonner à l'archevêque de Bordeaux.
Origine et histoire
Vers 733, l'ermite Emilian, venu de Bretagne, rassembla des disciples qui vécurent selon la règle de saint Augustin et creusèrent une église monolithe. À la fin du IXe siècle, ce premier monastère fut ravagé par les Normands. En 1080, le site appartenait à Olivier, vicomte de Castillon ; l'archevêque de Bordeaux le convainquit d'abandonner ses droits et y établit des chanoines cloîtrés. En 1110, les religieux furent placés sous la règle de saint Benoît. L'église monolithe fut alors abandonnée et une première chapelle fut édifiée sur le haut du plateau. Au XIIe siècle, les religieux érigèrent une église, des cloîtres et des bâtiments conventuels — magasins, celliers, salles d'hôtes, réfectoire, dortoir et cellules — formant l'ensemble du doyenné. De cet ensemble, seules les ailes sud et ouest restent bien visibles ; l'aile est a été incorporée dans des constructions récentes. Au XVe siècle, le bâtiment fut relevé et la façade percée de fenêtres à meneaux surmontées de frontons triangulaires. Le bâtiment qui abritait autrefois le logis de l'abbé fut entièrement reconstruit au XVIIIe siècle. À l'intérieur subsiste un escalier en pierre dont la rampe en fer forgé date de 1744. Une porte à arc trilobé faisait communiquer le cloître et le réfectoire. Le mur est, contigu à la salle capitulaire, présente des baies et des portes romanes ouvrant sur cette salle. À son extrémité nord, une porte à fronton triangulaire encadrant un arc trilobé donnait accès à la collégiale. Le mur ouest séparait le cloître du logis de l'abbé.