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Ancien doyenné ou ancien presbytère aux Arques dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine religieux Doyenné

Ancien doyenné ou ancien presbytère

    D150
    46250 Les Arques
Propriété de la commune
Doyenné des Arques
Ancien doyenné ou ancien presbytère
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1193
Première mention écrite
1286
Échange avorté avec l’évêque
1345
Pillage pendant la guerre
1408
Fin du statut conventuel
1637
Destruction des remparts
1991
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures de la tour et du logis du doyen (cad. AB 89) : inscription par arrêté du 27 février 1991

Personnages clés

Géraud II - Abbé de Marcilhac Premier à mentionner le doyenné (1193).
Simon de Beaulieu - Archevêque Résida au prieuré à la fin du XIIIe.
Philippe de Jean - Seigneur des Junies Pilla le village en 1345.
Antoine d’Alamand de La Roche-Chinard - Doyen restaurateur Travaux en 1486 sur l’église.
Germain de Jugeals - Doyen et aumônier royal Conflit pour la seigneurie (1620-1648).

Origine et histoire

L’ancien doyenné des Arques, mentionné dès 1193 par Géraud II, abbé de Marcilhac, était un prieuré-doyenné dépendant de cette abbaye, probablement depuis 1182. Son patrimoine foncier s’accrut par achats et dons durant un siècle. À la fin du XIIIe siècle, l’archevêque Simon de Beaulieu y séjournait, et en 1286, un échange controversé avec l’évêque de Cahors fut tenté, sans succès apparent. Le prieuré, situé à la frontière des territoires français et anglais, fut pillé en 1345 pendant la guerre de Cent Ans par Philippe de Jean, seigneur des Junies, allié des Anglais. Ruiné et déclaré inhabité, il ne redevint conventuel qu’en 1408, après des restaurations initiées en 1486 par le doyen Antoine d’Alamand.

Au XVIe siècle, le prieuré passa à la famille de Gourdon-Penne, seigneurs de Cénevières, avant d’être le théâtre d’un conflit (1620-1648) entre le doyen Germain de Jugeals – aumônier du roi – et les seigneurs de Péchaurié pour la maîtrise de la seigneurie. Les révoltes de la Fronde et des Croquants, ainsi que la destruction des remparts en 1637 sur ordre du duc d’Épernon, marquèrent son déclin. Acheté par un négociant cahorsin à la fin du XVIIIe siècle, il devint presbytère en 1826, puis logements communaux. Aujourd’hui, seule sa tour rappelle l’ancien château du doyen. Inscrit aux monuments historiques en 1991, il témoigne des luttes féodales et religieuses en Quercy.

Architecturalement, le logis mêle des éléments des XIIe, XIVe et XVIe siècles, reflétant ses reconstructions successives. Son histoire est étroitement liée à l’abbaye de Marcilhac, aux conflits franco-anglais, et à l’évolution du pouvoir ecclésiastique local. Les archives mentionnent aussi son rôle dans la revivification du village aux XVe-XVIe siècles, avec l’arrivée de populations du Haut-Quercy et du Cantal. Les travaux du XIXe siècle, pour son usage comme presbytère, ont partiellement altéré sa structure médiévale, mais la tour conserve son caractère défensif d’origine.

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