Construction de la chapelle Xe-XIe siècles (≈ 1150)
Édification préromane wisigothique à Leneyrac.
1275
Première mention écrite
Première mention écrite 1275 (≈ 1275)
Citée comme oratoire annexe de Saint-Étienne-de-Rougas.
1286
Site mentionné comme *castrum*
Site mentionné comme *castrum* 1286 (≈ 1286)
Présence d’une tour et logis fortifiés.
XIXe siècle
Transformation en maison
Transformation en maison XIXe siècle (≈ 1865)
Percement d’une porte dans le chevet.
28 juillet 1999
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 28 juillet 1999 (≈ 1999)
Protection de l’ensemble du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble formé par l'ancien ermitage Saint-Pierre avec la chapelle, les vestiges des constructions attenantes et les ruines de la tour de Leneyrac, y compris le sol des parcelles correspondantes (cad. A 201, 206) : inscription par arrêté du 28 juillet 1999
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun acteur historique.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Pierre-de-Léneyrac
L’ancien ermitage Saint-Pierre-de-Leneyrac, situé à Ceyras dans l’Hérault, est une chapelle préromane des Xe et XIe siècles, représentative de l’architecture wisigothique en Septimanie. Ce territoire, correspondant aux actuels Languedoc et Roussillon, fut intégré aux royaumes wisigoths de Toulouse (419-507) puis de Tolède (507-711). La chapelle, originellement un oratoire annexe de Saint-Étienne-de-Rougas, est citée en 1275 sous le nom Ecclesia paræcialis S. Stephani de Rogatio cum oratorio S. Petri ei annexo. Son chevet plat et son arc triomphal en plein cintre outrepassé confirment son style haut-médiéval.
Le site, mentionné comme castrum en 1286, comprend aussi une tour fortifiée et des vestiges de logis. La chapelle, ruinée, fut transformée en maison de campagne au XIXe siècle, avec l’ajout d’une porte dans le mur du chevet. La tour, probablement construite entre le XIIIe et XIVe siècle, complète cet ensemble défensif et religieux. L’ermitage et ses abords, incluant les ruines de la tour, sont protégés depuis 1999 comme monuments historiques, illustrant la transition entre l’époque wisigothique et l’art roman.
Ce monument s’inscrit dans un réseau de sept chapelles préromanes de Septimanie, aux côtés de Saint-Laurent de Moussan ou Saint-Martin-de-Fenollar. Ces édifices témoignent de la persistance des techniques constructives wisigothiques après la conquête carolingienne. Leur plan simple, souvent dépourvu de décoration, reflète une architecture religieuse adaptée aux besoins locaux. L’ermitage de Leneyrac, bien que partiellement modifié, conserve des éléments clés comme son arc triomphal, caractéristique des églises rurales de cette période.
La protection de 1999 couvre l’ensemble du site, y compris les parcelles environnantes, soulignant son importance patrimoniale. Aujourd’hui propriété mixte (privée et communale), l’ermitage reste un marqueur historique de l’occupation médiévale en Languedoc. Son état actuel, entre ruines et réutilisations, offre un aperçu des transformations subies par les bâtiments religieux au fil des siècles, depuis leur fonction première jusqu’à leur adaptation aux usages profanes.