Frise chronologique
1900
Achèvement de la construction
Achèvement de la construction
1900 (≈ 1900)
Réalisé par l'architecte Ernest Piquart.
1898-1925
Replantation des vignes
Replantation des vignes
1898-1925 (≈ 1912)
326 hectares sauvés grâce aux greffes.
6 décembre 2012
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
6 décembre 2012 (≈ 2012)
Protection de l'édifice et de ses éléments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien établissement, y compris ses éléments utilitaires et décoratifs, fixés aux murs, tels que les appliques du vestibule d'entrée, les bras de lumière de la salle de greffage, les lampadaires de l'entrée, ainsi que les gradins en métal de la serre et l'aménagement du laboratoire d'oenologie (cad. BZ 29) : inscription par arrêté du 6 décembre 2012
Personnages clés
| Raoul Chandon de Briailles - Initiateur du projet |
Frère cofondateur du Fort Chabrol. |
| Gaston Chandon de Briailles - Initiateur du projet |
Frère cofondateur du Fort Chabrol. |
| Ernest Piquart - Architecte du bâtiment |
Concepteur des plans en 1900. |
Origine et histoire
Le Fort Chabrol, situé à Épernay, est un ancien établissement viticole créé par la maison Moët-et-Chandon à la charnière des XIXe et XXe siècles. Conçu comme un laboratoire de recherche et une école pratique de viticulture, il fut un acteur clé dans la lutte contre le phylloxéra, un insecte ravageur des vignobles. Les frères Raoul et Gaston Chandon de Briailles en furent les initiateurs, transformant ce lieu en un centre névralgique pour la reconstitution des vignes champenoises.
L’édifice, achevé en 1900 selon les plans de l’architecte Ernest Piquart, combinait des fonctions de recherche, de production industrielle de greffes et d’enseignement. Ses trois pavillons distincts reflétaient leurs usages : serre en métal et verre, laboratoire d’œnologie, et salle de greffage. Ces innovations permirent de greffer des cépages champenois sur des porte-greffes américains, préservant ainsi leurs caractéristiques tout en résistant au phylloxéra.
Entre 1898 et 1925, les recherches menées au Fort Chabrol facilitèrent la replantation de 326 hectares de vignes en Champagne. Le site devint un symbole de collaboration entre vignerons et maisons de champagne, formant une « union sacrée » pour sauver le vignoble. Inscrit aux monuments historiques en 2012, il témoigne aujourd’hui de cette période charnière pour la viticulture régionale.
Architecturalement, le bâtiment se distingue par son usage de la brique, du verre et du métal, avec des détails décoratifs harmonisés entre extérieur et intérieur. Les éléments protégés incluent les appliques, les bras de lumière, et les gradins de la serre, reflétant son double héritage technique et esthétique. Le pavillon central, marqué par une porte cintrée monumentale, contrastait avec les baies géminées du laboratoire, illustrant la diversité des fonctions du lieu.