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Frise chronologique
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1569
Destruction du palais épiscopal
Destruction du palais épiscopal 1569 (≈ 1569)
Par les protestants de Montgommery.
1627
Début de la reconstruction
Début de la reconstruction 1627 (≈ 1627)
Par les évêques Boutault et Fromentières.
1790
Perte du statut épiscopal
Perte du statut épiscopal 1790 (≈ 1790)
Suite à la Constitution civile.
1911
Acquisition par la ville
Acquisition par la ville 1911 (≈ 1911)
Après la loi de Séparation.
1927
Transformation en hôtel de ville
Transformation en hôtel de ville 1927 (≈ 1927)
Fin de la vocation religieuse.
2015
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 2015 (≈ 2015)
Protection officielle du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien évêché - hôtel de ville en totalité, avec l'ensemble de ses bâtiments et ses deux cours (cad. CC 220) : inscription par arrêté du 11 mai 2015
Personnages clés
Gilles Boutault - Évêque d'Aire
Initiateur de la reconstruction en 1627.
Jean-Louis de Fromentières - Évêque d'Aire
Successeur de Boutault, poursuit les travaux.
Chevalier de Montgommery - Chef protestant
Responsable de la destruction en 1569.
Origine et histoire
L’ancien évêché d’Aire-sur-l’Adour, édifié au XVIIe siècle, servait initialement de palais aux évêques du diocèse, en lien avec la cathédrale Saint-Jean-Baptiste. Il remplace un premier palais du XIIe siècle, détruit en 1569 par les troupes protestantes de Montgommery pendant les guerres de Religion. La reconstruction débute en 1627 sous l’impulsion des évêques Gilles Boutault et Jean-Louis de Fromentières, avec des jardins s’étendant jusqu’à l’Adour et des dépendances comme une orangerie et des greniers.
Après la Révolution, le bâtiment perd son rôle épiscopal en 1790 avec la Constitution civile du clergé, bien qu’Aire et Dax deviennent conjointement siège d’un diocèse en 1822. Peu occupé par les évêques du XIXe siècle, il est acquis par la ville en 1911 suite à la loi de Séparation des Églises et de l’État. Transformé en hôpital militaire pendant la Première Guerre mondiale, il abrite l’hôtel de ville depuis 1927 et est inscrit aux Monuments historiques en 2015.
L’architecture du bâtiment se distingue par un escalier d’honneur en pierre et une salle du conseil ornée de boiseries. Un dépôt lapidaire, installé au pied de l’escalier, conserve des vestiges comme un chapiteau mérovingien et des mosaïques du IVe siècle, découverts lors de travaux. Ces éléments témoignent de l’histoire ancienne du site, bien avant sa reconstruction au XVIIe siècle.