Réparations post-siège vers 1568 (≈ 1568)
Travaux sur l’enceinte après les guerres de Religion.
1591–1592
Construction des ravelins maçonnés
Construction des ravelins maçonnés 1591–1592 (≈ 1592)
Enveloppement des défenses devant les portes d’Orléans.
2e moitié du XVIIe siècle
Construction de la caponnière actuelle
Construction de la caponnière actuelle 2e moitié du XVIIe siècle (≈ 1750)
Ouvrage voûté adossé au ravelin des Tourelles.
2005
Classement monument historique
Classement monument historique 2005 (≈ 2005)
Protection totale de la caponnière (arrêté du 23/09).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La caponnière en totalité (cad. CW 806) : classement par arrêté du 23 septembre 2005
Personnages clés
Jeanne d'Arc - Figure historique liée à Orléans
Ravelin existant déjà à son époque (XVe siècle).
Origine et histoire
La caponnière des Tourelles, classée monument historique en 2005, est un ouvrage défensif adossé au ravelin du même nom, lui-même défense avancée du fort protégeant le pont d’Orléans. Ce type de structure, appelé moineau aux XVe–XVIe siècles puis caponnière au XIXe, servait à relier des ouvrages extérieurs sous protection. La version actuelle, voûtée en berceau et dotée de meurtrières alternées (verticales/horizontales), date de la 2e moitié du XVIIe siècle, bien qu’un ravelin existait déjà à l’époque de Jeanne d’Arc (XVe siècle).
Les fossés environnants, comblés ultérieurement, ont préservé la caponnière en l’enfonçant sous une hôtellerie moderne, où elle servait de cave. Ses particularités architecturales incluent un front tenaillé supprimant les angles morts de tir, six conduits d’aération pour les fumées de poudre, et des anneaux pour suspendre les armes. Une chambre de tir latérale et des meurtrières adaptées aux armes à feu légères témoignent de son rôle dans la défense rasante du fossé.
Le site s’inscrit dans un contexte de fortifications urbaines remaniées après les guerres de Religion (réparations vers 1568) et les travaux de 1591–1592, quand les ravelins furent enveloppés de maçonnerie. Ces ouvrages, démolis lors de la construction d’un nouveau pont sur la Loire, ne subsistent qu’à travers ce vestige enterré, aujourd’hui propriété privée. La caponnière double, avec sa salle voûtée et ses accès partiellement obturés, offre un exemple unique de l’ingénierie militaire d’Ancien Régime en Val de Loire.