Construction initiale 1746 (≈ 1746)
Bâtiment érigé par Antoine Chassaing pour les Chassaintes.
1822
Fondation du séminaire
Fondation du séminaire 1822 (≈ 1822)
Réaménagement par Simon Durant pour l’évêché.
1844
Travaux de Gaston Bourdon
Travaux de Gaston Bourdon 1844 (≈ 1844)
Escalier nord-ouest et aménagements intérieurs.
1905
Départ du séminaire
Départ du séminaire 1905 (≈ 1905)
Conséquence de la loi de séparation.
1911
Installation des archives
Installation des archives 1911 (≈ 1911)
Nouvel usage pour le bâtiment historique.
2011
Classement monument historique
Classement monument historique 2011 (≈ 2011)
Protection des façades et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures ainsi que le rez-de-chaussée de l'aile nord, les deux grands escaliers de l'aile ouest et le vestibule de l'aile sud (cad. DV 64) : inscription par arrêté du 9 mars 2011
Personnages clés
Antoine Chassaing - Chanoine et fondateur
Initiateur des Chassaintes en 1746.
Simon Durant - Architecte
Réorganisa le bâtiment en 1822.
Gaston Bourdon - Architecte
Intervint sur l’escalier en 1844.
Origine et histoire du Grand séminaire
Le Grand séminaire de Nîmes fut fondé en 1822 par l’évêque de la ville dans un bâtiment construit en 1746 par le chanoine Antoine Chassaing. À l’origine, ce lieu abritait une maison de charité pour jeunes filles, appelée « les Chassaintes ». Après la Révolution, l’édifice fut profondément réaménagé pour accueillir le séminaire diocésain, avec des travaux menés par les architectes Simon Durant (1822) et Gaston Bourdon (1844). Les modifications inclurent des escaliers monumentaux et un vestibule à colonnes doriques, tout en conservant une architecture sobre inspirée du XVIIIe siècle.
En 1905, la loi de séparation des Églises et de l’État contraignit le séminaire à quitter les lieux. Un nouveau bâtiment fut érigé en 1923 rue Salomon Reinach, tandis que l’ancien site, classé monument historique en 2011, devint le siège des archives départementales du Gard de 1911 aux années 2010. Les éléments protégés incluent les façades, les toitures, le rez-de-chaussée voûté de l’aile nord, et les deux grands escaliers, témoins de son passé éducatif et religieux.
L’édifice, propriété du département, illustre l’évolution des usages patrimoniaux : de l’œuvre caritative au XVIIIe siècle à l’enseignement clérical au XIXe, puis à la conservation archivistique au XXe. Son quadrilatère, visible sur le cadastre de 1829, reflète une architecture utilitaire et harmonieuse, marquée par des baies cintrées et des travées régulières. La salle de physique ajoutée en 1841, transformée en station œnologique en 1919, souligne aussi son adaptation aux besoins scientifiques locaux.