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Ancien hôpital, ancienne maladrerie à Meursault en Côte-d'or

Ancien hôpital, ancienne maladrerie

    16 D97421190 Meursault
Propriété de la commune
Ancien hôpital, ancienne maladrerie
Ancien hôpital, ancienne maladrerie
Ancien hôpital, ancienne maladrerie
Ancien hôpital, ancienne maladrerie
Ancien hôpital, ancienne maladrerie
Ancien hôpital, ancienne maladrerie
Ancien hôpital, ancienne maladrerie
Ancien hôpital, ancienne maladrerie
Ancien hôpital, ancienne maladrerie
Ancien hôpital, ancienne maladrerie
Ancien hôpital, ancienne maladrerie
Ancien hôpital, ancienne maladrerie
Ancien hôpital, ancienne maladrerie
Crédit photo : François de Dijon - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1700
1800
1900
2000
1142
Organisation en trois parties
1ère moitié XIIe siècle
Fondation par Hugues II
1358
Don à l’abbaye Sainte-Marguerite
1760
Rattachement aux Hospices de Beaune
XIXe siècle
Reconversion en ferme
1926 et 2003
Classements monuments historiques
2012-2014
Fouilles et restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La chapelle ; le bâtiment de la porterie : inscription par arrêté du 26 mai 1926 - Les bâtiments, le mur de clôture nord et le sol de l'ancien enclos (cad. CB 51) : inscription par arrêté du 11 février 2003

Personnages clés

Hugues II de Bourgogne - Duc de Bourgogne Fondateur de la maladrerie vers 1142.
Guillaume II de Thurey - Évêque d’Autun Don à l’abbaye Sainte-Marguerite en 1358.
Louis XV - Roi de France Ordonnance de rattachement à Beaune (1760).
Aubert de Villaine - Viticulteur bourguignon Président du projet UNESCO Climats de Bourgogne.

Origine et histoire

L’ancien hôpital et maladrerie de Meursault, fondé au XIIe siècle par Hugues II de Bourgogne, était un établissement roman destiné à isoler les lépreux et soigner les pauvres. Organisé en trois parties (porterie, chapelle, salle des malades), il reflétait les règles strictes de séquestration de l’époque, avec des sorties contrôlées pour les malades, signalées par des cliquettes ou cloches pour éviter la contagion. À son apogée, une centaine de léproseries existaient dans le duché de Bourgogne, témoignant de l’ampleur des épidémies.

En 1358, l’évêque Guillaume II de Thurey cède la maladrerie à l’abbaye Sainte-Marguerite de Bouilland, qui assure les soins et les travaux. En 1760, une ordonnance royale de Louis XV rattache l’établissement aux Hospices de Beaune, marquant un tournant dans sa gestion. Au XIXe siècle, les bâtiments sont reconvertis en ferme agricole, perdant leur vocation médicale. La chapelle et la porterie, caractéristiques de l’architecture romane, sont classées monuments historiques en 1926 et 2003, tandis que des fouilles archéologiques (2012-2014) révèlent des vestiges et permettent une restauration pour une réutilisation municipale.

La chapelle, dotée d’une nef et d’un chœur voûtés, et la grande salle des pauvres, avec sa toiture en lave calcaire, sont aujourd’hui intégrées au projet des Climats de Bourgogne, candidat à l’UNESCO. Le site illustre l’évolution des pratiques médicales et caritatives médiévales, ainsi que les adaptations architecturales au fil des siècles. Les archives mentionnent des visites régulières aux XVIIe et XVIIIe siècles, décrivant une « chambre des pauvres » et des bâtiments annexes (écuries, colombier), partiellement démolis après 1760.

Le monument, propriété de la commune, conserve des éléments romans remarquables, comme les chapiteaux sculptés du porche ou la croix pattée de la porte des malades. Son histoire croisée avec les abbayes locales et les Hospices de Beaune en fait un témoin clé du patrimoine hospitalier bourguignon, entre spiritualité, médecine et vie rurale.

Liens externes

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