Fondation de l'hôpital 1669 (≈ 1669)
L'hôpital est fondé par le marquis Jacques-François d'Hautefort.
4 février 1669
Acte de fondation
Acte de fondation 4 février 1669 (≈ 1669)
Signature de l'acte de fondation devant des notaires du Châtelet de Paris.
19 avril 1670
Début des travaux
Début des travaux 19 avril 1670 (≈ 1670)
Un contrat de réalisation est passé avec le maître Estienne Nollet.
27 août 1931
Classement historique
Classement historique 27 août 1931 (≈ 1931)
L'ensemble est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôpital (ancien) , y compris la chapelle qui sert d'église paroissiale : classement par arrêté du 27 août 1931
Personnages clés
Jacques-François d'Hautefort
Marquis fondateur de l'hôpital en 1669
Jacques Maigret
Architecte ayant dirigé les travaux de construction
Estienne Nollet
Maître ayant réalisé les travaux de l'hôpital
Origine et histoire de l'ancien hôpital
L'ancien hôpital d'Hautefort, fondé par le marquis Jacques-François d'Hautefort en 1669, est l'ancien hôtel-Dieu dont la chapelle sert aujourd'hui d'église et abrite le Musée de la Médecine. Les travaux commencèrent en 1670 sous la direction de l'architecte Jacques Maigret, et un contrat de réalisation fut passé le 19 avril 1670 avec le maître Estienne Nollet. L'édifice est conçu en croix grecque autour d'une rotonde centrale surmontée d'un dôme culminant à 35 mètres, sous lequel se trouve le maître-autel. De cette rotonde rayonnent quatre branches qui forment les ailes de l'hôpital ; chacune comprend un rez-de-chaussée voûté et un étage. L'une des travées du rez-de-chaussée constitue la nef de la chapelle ; les salles des malades situées dans les autres ailes communiquaient avec le sanctuaire par des clôtures ou volets à claire-voie. Ces volets étaient ouverts pendant les offices, permettant aux malades d'assister à la messe. Des pavillons placés entre les ailes, accolés à la rotonde, facilitaient les circulations et abritaient des pièces de service. À l'extrémité de l'aile qui prolonge la nef furent édifiés, perpendiculairement et de part et d'autre, deux bâtiments de même longueur, et des constructions plus basses sont reliées au corps de logis situé derrière le sanctuaire. L'acte de fondation, signé le 4 février 1669 devant des notaires du Châtelet de Paris, indique la volonté du fondateur de créer un hôpital pour trente-trois pauvres en action de grâce, la chapelle dédiée à la Sainte-Trinité devant constituer la partie principale de l'ensemble. Selon cet acte, la branche en prolongement de l'église, dédiée au Père Éternel, devait recevoir onze vieillards ; l'aile droite, dite salle du Verbe divin, onze jeunes garçons ; l'aile gauche, salle du Saint-Esprit, onze femmes. Des ressources financières furent prévues pour assurer le fonctionnement de l'hospice, l'évêque de Périgueux étant chargé de veiller à la bonne gestion, et six directeurs, d'abord nommés puis élus, de sa direction ; un ecclésiastique assurait la direction spirituelle, la messe quotidienne, le catéchisme et l'instruction des enfants. L'ensemble est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 27 août 1931.