Frise chronologique
1904
Fondation de l'hospice
Fondation de l'hospice
1904 (≈ 1904)
Décision de construction par Marie-Félicie Dessans.
1907-1909
Construction des pavillons
Construction des pavillons
1907-1909 (≈ 1908)
Réalisés par l’architecte Georges Blachier.
5 juillet 1911
Inauguration officielle
Inauguration officielle
5 juillet 1911 (≈ 1911)
Ouverture en tant qu’hospice pour vieillards.
1920
Conversion en hôpital pédiatrique
Conversion en hôpital pédiatrique
1920 (≈ 1920)
Remplacement de l’activité gériatrique par des soins enfants.
1921-1926
Travaux d’adaptation pédiatrique
Travaux d’adaptation pédiatrique
1921-1926 (≈ 1924)
Extension à 305 lits après transfert d’une nourricerie.
années 1960-1970
Modernisation des infrastructures
Modernisation des infrastructures
années 1960-1970 (≈ 1965)
Ajout d’un pavillon prématurés et d’un bloc chirurgical.
2007
Fermeture définitive
Fermeture définitive
2007 (≈ 2007)
Transfert des activités vers l’Hôpital Femme-Mère-Enfant.
2010
Acquisition par Vinci
Acquisition par Vinci
2010 (≈ 2010)
Début de la reconversion en logements.
30 septembre 2013
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
30 septembre 2013 (≈ 2013)
Protection des façades, toitures et escaliers.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures, l'escalier d'honneur, les deux escaliers secondaires ainsi que le mur de clôture nord-ouest (cad. BY 71) : inscription par arrêté du 30 septembre 2013
Personnages clés
| Marie-Félicie Dessans (veuve Debrousse) - Fondatrice et mécène |
Finança la construction de l’hospice en 1904. |
| Georges Blachier - Architecte lyonnais |
Conçut les pavillons entre 1907 et 1909. |
| Ernest Dumontier - Architecte associé |
Mentionné comme maître d’œuvre (source Monumentum). |
Origine et histoire
L’hôpital Debrousse, initialement conçu comme un hospice pour personnes âgées, fut fondé grâce à la donation de Marie-Félicie Dessans, veuve Debrousse, en 1904. Le terrain de 3,5 hectares, situé rue Sœur-Bouvier dans le 5e arrondissement de Lyon, accueillit un complexe de cinq pavillons construits entre 1907 et 1909 sous la direction de l’architecte lyonnais Georges Blachier. L’établissement fut inauguré en juillet 1911, avant d’être cédé à l’Assistance Publique de Paris, puis géré par les hospices civils de Lyon. À ses débuts, il pouvait héberger environ 200 patients âgés.
À partir de 1920, l’hospice se reconvertit en hôpital pédiatrique, remplaçant son activité gériatrique par des soins dédiés aux enfants, transférés depuis l’hôpital de la Charité. Des travaux d’adaptation furent menés entre 1921 et 1926, permettant d’augmenter progressivement la capacité d’accueil : 120 lits en 1920, 270 en 1924, puis 305 en 1926 après l’ajout d’une nourricerie. Cette transformation marqua le début d’une spécialisation en pédiatrie qui dura près d’un siècle.
Dans les années 1960-1970, l’hôpital connut une nouvelle phase d’extension avec la construction d’un pavillon pour prématurés, d’un bloc chirurgical, et d’une résidence pour le sous-directeur. Ces aménagements modernisèrent les infrastructures, reflétant l’évolution des besoins médicaux. L’activité hospitalière prit fin en 2007, lorsque les services pédiatriques furent regroupés au sein de l’Hôpital Femme-Mère-Enfant.
Après sa désaffectation en 2008, le site fut acquis en 2010 par Vinci, qui entreprit sa reconversion en un ensemble immobilier mêlant logements sociaux et réhabilitation des bâtiments historiques. Les 68 appartements créés dans les anciens pavillons, dont 15 sociaux, préservèrent partiellement le patrimoine architectural, comme l’escalier d’honneur ou les sols en grès polychrome. Les façades, toitures, et certains éléments intérieurs furent protégés par une inscription aux Monuments Historiques en 2013.
L’ancien hôpital Debrousse illustre ainsi l’évolution des politiques de santé publique à Lyon, passant d’un hospice pour vieillards à un centre pédiatrique majeur, avant de devenir un exemple de reconversion urbaine respectueuse du patrimoine. Son histoire reflète aussi les mutations architecturales et sociales du XXe siècle, marquées par l’adaptation constante des infrastructures aux besoins médicaux et démographiques.