Frise chronologique
XIIIe siècle
Premières mentions écrites
Premières mentions écrites
XIIIe siècle (≈ 1350)
Hôpital et chapelle cités dans des textes.
1569
Incendie par les Protestants
Incendie par les Protestants
1569 (≈ 1569)
Destruction pendant les guerres de Religion.
Début XVIIe siècle
Reconstruction de l’hôpital
Reconstruction de l’hôpital
Début XVIIe siècle (≈ 1704)
Rebâti après l’incendie de 1569.
1791
Fermeture révolutionnaire
Fermeture révolutionnaire
1791 (≈ 1791)
Arrêt des activités hospitalières.
1830
Fermeture définitive
Fermeture définitive
1830 (≈ 1830)
Fin de son usage caritatif.
1925
Inscription de la chapelle
Inscription de la chapelle
1925 (≈ 1925)
Protection au titre des Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de l'ancien prieuré : inscription par arrêté du 27 juin 1925 ; Façades et toitures (cad. AR 159) : inscription par arrêté du 8 décembre 1966
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé. |
Origine et histoire
L’ancien hôpital Saint-Jean, aussi appelé prieuré, trouve ses origines dans des écrits du XIIIe siècle évoquant un premier hôpital avec chapelle, dont l’emplacement exact reste inconnu. Dès le XIVe siècle, une nouvelle maison hospitalière et une chapelle furent construites, probablement sur le site de l’ancien édifice. Cet ensemble, caractéristique des établissements religieux et caritatifs médiévaux, comprenait une cour centrale servant de cloître, entourée de bâtiments organisés autour d’un promenoir couvert et d’une galerie à arcades.
En 1569, l’hôpital fut incendié par les Protestants lors des guerres de Religion, nécessitant une reconstruction au début du XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle, il fut remplacé par l’ancien couvent des Clarisses et servit de maison de charité pour les pauvres de la paroisse jusqu’à la Révolution française. Fermé en 1791, il rouvrit brièvement sous le Concordat avant une fermeture définitive en 1830. Le site fut alors vendu au département et converti en gendarmerie, illustrant les réaffectations fréquentes du patrimoine religieux après la Révolution.
L’architecture de l’hôpital et de sa chapelle reflète son évolution : la façade principale, dotée d’un escalier en pierre à balustres et d’une galerie, témoigne des aménagements des XVIIe et XVIIIe siècles. La chapelle, inscrite aux Monuments Historiques en 1925, et les façades (protégées en 1966) rappellent son double rôle hospitalier et spirituel. La cour centrale, initialement conçue comme un cloître au XIVe siècle, et les sept arcades du promenoir couvert soulignent l’influence des modèles monastiques dans les hôpitaux médiévaux.
Aujourd’hui, le site appartient en partie au département et à la commune de Montignac-Lascaux. Bien que son usage actuel (visites, location, hébergement) ne soit pas précisé, son histoire reflète les transformations des institutions caritatives en France, des origines médiévales aux bouleversements révolutionnaires. La localisation, notée comme « a priori satisfaisante » (niveau 6/10), permet d’identifier le monument au 311 Rue du Quatre Septembre, dans le centre historique de Montignac.